Les Francs Burgers arrivent à Lille avec leur carte 100% ch’tie

Dans Food Porn, Lille

©FrancsBurgers

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Ins­tal­lés sur la Grand-Place d’Ar­ras depuis un peu plus d’un an, les Francs Bur­gers ouvrent leur pro­chain res­to à Lille d’i­ci quelques semaines. Leur cré­do ? Tout ce que vous trou­ve­rez dans votre bur­ger sera exclu­si­ve­ment des pro­duits d’i­chi.

On ne vous cache pas que la pro­chaine coupe du Monde (de Lille) des bur­gers va avoir de nou­veaux chal­len­gers. Par­mi eux, on pour­ra comp­ter les Francs Bur­gers qui pro­jettent de gal­va­ni­ser vos papilles autant que votre doux chau­vi­nisme ch’­ti.

Chez eux, vous ne trou­ve­rez pas de tomate dans votre bur­ger. En revanche vous pour­rez comp­ter sur de l’en­dive ou de la bet­te­rave. Le bœuf ? Il vient de Picar­die. Le fro­mage ? Ce sera Écume de Wime­reux, Cœur de Thie­rache ou Maroilles. La sauce ? Avec un peu de chi­co­rée c’est pas mal. On pour­rait aus­si vous par­ler de la tarte au chuc ou des chi­co­rettes en des­sert.

From Arras to Lille

Pas besoin de vous faire un des­sin de la carte de France, vous avez pigé le truc : chez les Francs Bur­gers, on ne fait que du régio­nal. Ce concept, il est sor­ti il y a trois ans de l’es­prit de Franck Alez­ra, un archi­tecte de la ban­lieue pari­sienne qui bos­sait pour pas mal de res­tau­rants. “Un jour, il s’est dit qu’il pou­vait lui aus­si lan­cer son busi­ness. Et comme j’a­vais déjà une bonne expé­rience dans le monde la res­tau­ra­tion, on a mon­té ça ensemble”, raconte Ari, son fils qui est aujourd’­hui res­pon­sable d’ex­ploi­ta­tion.

Et puis Franck est tom­bé sur ce local de la Grand-Place d’Ar­ras. “On n’est pas du coin mais mon père a tou­jours eu beau­coup de clients dans la région et y avait un bon fee­ling”, explique le res­pon­sable.

Avec son asso­ciée Valé­rie Kubi­cek, Franck ouvre donc en décembre 2017 le pre­mier res­to des Francs Bur­gers. “Notre objec­tif, c’est d’ou­vrir des Francs Bur­gers dans chaque région de France avec une carte propre à cha­cune. Quand vous irez dans un Francs Bur­gers en Bre­tagne, ce ne sera pas la même carte que celle que vous trou­ve­rez en Occi­ta­nie ou dans les Hauts-de-France,” détaille Ari.

Combo burger-local-bonne action

A Lille, l’ou­ver­ture est pré­vue pour “fin jan­vier- début février si les tra­vaux avancent tou­jours aus­si bien”. Situé dans un ancien hos­pice, au 4 place Saint-Hubert, le futur res­to pro­met un sub­til mix entre “mobi­lier contem­po­rain et lieu his­to­ri­que­ment baroque”.

Remettre le patri­moine culi­naire fran­çais en avant, c’est notre but pre­mier mais on vou­lait aller encore plus loin”. Aller plus loin pour Ari, ça signi­fie par exemple ne dif­fu­ser dans le res­to que des play­lists 100% chan­sons fran­çaises (et dis­po ici si elles vous bottent). C’est aus­si syno­nyme d’enga­ge­ment local : pour chaque bur­ger dévo­ré chez eux, 20 cen­times du prix sont rever­sés dans une cagnotte pour des asso­cia­tions. Chaque année, le res­to en choi­si trois du coin où il est ins­tal­lé, double la recette col­lec­tée sur l’an­née et leur redis­tri­bue les euros son­nants et tré­bu­chants.

Ah et pour ce qui est de la gamme de prix, ça démarre à 8€ pour le bur­ger “Ch’­ti” et ça ne dépasse pas les 12,50€ pour le bur­ger “Aves­nois”. Sachant qu’il y a des menus avec accom­pa­gne­ment (frites, frites, frites) et bois­son. Les Francs Bur­gers pro­mettent, en somme, un com­bo bur­ger-local-bonne action qui ne pèse pas sur l’es­to­mac.