Fini l’urbex : les travaux des Grands Moulins de Paris commencent le mois prochain

Dans Ch'est bieau, Dans la rue, Lille

© Cabinet Hubert Maes

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Cette fois c’est la bonne. Ça doit bien faire plus de 20 ans qu’on en parle de la fameuse réha­bi­li­ta­tion des Grands Mou­lins de Paris, situés à Mar­quette. L’an­cienne mino­te­rie connue de tous les métro­po­li­tains va se trans­for­mer en loge­ments à par­tir de février.

Ceux qui sont nés à Lille ou dans les envi­rons connaissent for­cé­ment les Grands Mou­lins de Paris qui, comme leur nom ne l’in­dique pas, sont implan­tés à Mar­quette-lez-Lille depuis les années 1920.

Suc­cur­sale de la mino­te­rie prin­ci­pale pari­sienne, on y a trans­for­mé les grains de blé en farine pen­dant des décen­nies. Des géné­ra­tions de familles lil­loises s’y sont même suc­cé­dées. Et puis, en 1989, plus un grain n’y entre. Les bâti­ments sont ven­dus deux ans après et il fau­dra attendre dix ans et l’an­née 2001 pour qu’ils soient clas­sés monu­ments his­to­riques, raconte La Voix du Nord.

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Depuis, plus rien. Enfin presque. Les Grands Mou­lins sont deve­nus une friche, la pré­fé­rée des graf­feurs du coin et des fans d’ur­bex. En 2016, Jef Aéro­sol est même venu y réa­li­ser des pochoirs à l’in­vi­ta­tion de La Voix du Nord.

Il y a aus­si eu les faits-divers. Plu­sieurs incen­dies, dont ceux de 2001 et 2017, qui ont défi­gu­ré les lieux mais aus­si des tra­gé­dies humaines. En mars 2016, une ado­les­cente de Lam­ber­sart y perd la vie en chu­tant de 20m dans l’un des anciens silos à farine. Sarah avait 16 ans et était venue pas­ser la nuit avec deux copines dans ce lieux qu’elle devait connaître de nom depuis tou­jours.

C’est fina­le­ment cet évé­ne­ment mal­heu­reux qui va don­ner un coup d’ac­cé­lé­ra­teur au pro­jet de réha­bi­li­ta­tion des Grands Mou­lins qui traî­nait depuis plus de vingt ans.

A quoi ça va ressembler ?

En novembre 2017, le maire de Mar­quette-lez-Lille, élu depuis 1994, peut enfin annon­cer que les Grands Mou­lins ont un ave­nir et qu’il y aura bien réha­bi­li­ta­tion. Lors de ses vœux de 2019, il a même pu don­ner des dates : début des tra­vaux pour le mois pro­chain, en février donc, avec une fin pro­gram­mée pour 2021.

© Cabi­net Hubert Maes

Et que va-t-on y trou­ver désor­mais ? Le site pari­sien des Grands Mou­lins avait été trans­for­mé en cam­pus. Celui de Mar­quette, lui, sera essen­tiel­le­ment réha­bi­li­té en loge­ments, 485 au total. Tout en res­pec­tant son archi­tec­ture, comme tout monu­ment clas­sé qui se res­pecte.

C’est d’ailleurs un cabi­net d’ar­chi­tecte lil­lois, celui d’Hu­bert Maes, qui est char­gé du pro­jet, explique La Voix du Nord. Il y est sur le coup depuis vingt ans lui aus­si et peut déjà don­ner les grandes lignes du pro­jets : voies pié­tonnes, parc le long de la Deûle, et loge­ments du T1 au T5 avec de grandes vitres et du cachet à ne plus savoir quoi en faire.

On parle aus­si d’une tour de 52m, bap­ti­sée Tour Brook­lyn, et d’une autre dédiée au loge­ment social.

© Cabi­net Hubert Maes

Si vous vou­lez en savoir plus, on vous conseille ce long for­mat qui date de mars 2018 réa­li­sé par La Voix du Nord.