Deux nouveaux chefs étoilés dans la métropole lilloise

Dans Food Porn, Lille
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Ça, vous voyez, c’est un genre de recon­nais­sance. La preuve que Lille est vrai­ment, mais alors vrai­ment en train de deve­nir une place forte de la gas­tro­no­mie. Deux chefs de la métro­pole lil­loise viennent de gagner leur étoile au Guide Miche­lin. Et si on vous en parle, c’est parce qu’une ville de chefs étoi­lés, c’est une ville qui res­pire la belle graille. Et c’est bon pour tous les res­tau­rants.

Die­go Del­becq va pou­voir mettre une étoile à son res­tau­rant Rozo, dans le Vieux-Lille, tout comme Nico­las Gau­tier pour son res­to Nature, à Armen­tières. Ça fait donc quatre stars pour la métro­pole lil­loise, avec la Table du Cla­rence, dans le Vieux-Lille et le Val d’Auge à Bon­dues. On vous explique pour­quoi c’est un petit évé­ne­ment.

Lille a long­temps eu l’Huîtrière, étoi­lée, puis plus étoi­lée, puis étoi­lée, puis fer­mée. Ou le Sébas­to­pol, étoi­lé puis fer­mé. Il y a eu la Lai­te­rie, à Lam­ber­sart, qui a per­du son étoile ou encore Clé­ment Marot, valeur sûre à Lille. De grands noms de la gas­tro­no­mie, qui ont, en per­dant leur étoile, ren­dant leur tablier ou en met­tant la clé sous la porte, lais­sé la ville sans aucune étoile. Mais heu­reu­se­ment, ça n’a duré qu’un temps.

Parce que les Florent Ladeyn, Ste­ven Ramon et autres Nico­las Pour­che­resse ont fait des émis­sions de télé et ont mon­tré qu’on ne fait pas que des frites à Lille (même si on sait glo­ba­le­ment très bien les faire). Ces chefs ultra inven­tifs et bien rock’n roll ont ouvert une nou­velle ère de la gas­tro­no­mie dans la ville. Avec eux, toute une nou­velle géné­ra­tion a débou­lé, avec que des belles idées et une furieuse envie de mon­trer qui c’est Raoul. La bis­tro­no­mie est deve­nue mon­naie cou­rante, et les cartes se sont embel­lies de pro­duits locaux et de sai­son.

Et vous savez quoi ? Ils ont emme­né dans leur sillon un bon paquet de res­tau­ra­teurs ins­pi­rés. Ce qui fait qu’au­jourd’­hui, à Lille, quand on nous demande si on n’a pas un bon res­tau­rant à conseiller (ce qui arrive sou­vent), on déballe une liste longue comme le bras.

Bref, voi­là, Lille est de retour dans le game de la belle bouffe. Et c’est bon pour tous les esto­macs nor­distes.