Le Jardin d’Erevan, un bon coin pour manger arménien

Dans Food Porn, Lille
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Narek Pata­tian est ori­gi­naire d’E­re­van, la capi­tale armé­nienne. En sep­tembre der­nier, il ouvre une épi­ce­rie-trai­teur, bou­le­vard Car­not. Tous les pro­duits tra­di­tion­nels ven­dus sont faits mai­son en Armé­nie. Et ça marche du ton­nerre.

Sa mère était cui­si­nière. Autant dire que chez les Pata­tian, on man­geait bien à la mai­son. Quand il invi­tait ses potes chez lui, ils man­geaient bien aus­si. Tout ce petit monde se réga­lait grâce à la cui­sine tra­di­tion­nelle armé­nienne de la mère de Narek. Il s’est donc mis en tête de “faire décou­vrir la richesse d’un pays trop mécon­nu” en France.

D’où l’ou­ver­ture de son éta­blis­se­ment, “Le jar­din d’E­re­van”. Tous les pro­duits typiques ven­dus sur place sont pré­pa­rés tra­di­tion­nel­le­ment en Armé­nie par des petits pro­duc­teurs bio. “Chaque marque de pro­duit appar­tient à une famille issue d’une région dif­fé­rente”. Narek est très exi­geant sur la qua­li­té, “avant d’être ven­deur, je suis consom­ma­teur”. Il fixe ses prix en fonc­tion de ce qu’il serait lui-même prêt à payer.

Narek a des clients variés, entre les curieux du Vieux-Lille, les étu­diants et les spor­tifs en quête de régime ori­gi­nal, sa clien­tèle ne se résume pas à la com­mu­nau­té armé­nienne. Le jeune com­mer­çant sait mettre en avant les atouts de son pays d’o­ri­gine : “En France, les fruits sont de moindre qua­li­té, à cause des pes­ti­cides. En Armé­nie, grâce au cli­mat, on pro­duit natu­rel­le­ment des fruits beau­coup plus sucrés.

Lamaju, blinchiks et basturma

Je ne vou­lais pas me conten­ter d’une épi­ce­rie”, c’est pour ça que Narek fait aus­si trai­teur. Il pro­pose dif­fé­rents menus à 8 euros et un menu spé­cial étu­diant à 4 euros. Pour l’ai­der, il peut comp­ter sur sa mère qui se charge de pré­pa­rer les viandes lon­gue­ment mari­nées à l’a­vance selon une recette fami­liale trans­mise de géné­ra­tion en géné­ra­tion. Narek apprend à tout faire lui même, mais tant qu’il ne sera pas au top, sa mère l’ai­de­ra. ” L’ex­pé­rience prime avant tout”.

Du coup, au menu on trouve des spé­cia­li­tés armé­niennes comme le lama­ju, une sorte de piz­za gar­nie à la viande, les blin­chiks, des crêpes arti­sa­nales four­rées de viande mari­née, ou encore du bas­tur­ma, de la viande de bœuf pres­sée et séchée. Les viandes sont halal et pro­viennent d’un four­nis­seur à Wazemmes.

Narek refait ses stocks plu­sieurs fois par semaine pour ne jamais être à court de pro­duits frais. L’offre se déve­loppe à mesure qu’il tisse de nou­veaux par­te­na­riats avec des pro­duc­teurs armé­niens. Il a hâte de rece­voir bien­tôt ses pre­miers pots de miel.

On mange quand ?

Le jar­din d’E­re­van est ouvert tous les jours. Le same­di il vous offre un thé avec votre pâtis­se­rie. Et le dimanche, Narek vous convie à un brunch. Sur réser­va­tion, il pro­pose une for­mule à 15 euros par per­sonne pour décou­vrir un échan­tillon de la cui­sine armé­nienne. Il peut s’adap­ter aux demandes des clients. Si vous vou­lez gou­ter un pro­duit ven­du en rayon avant de l’a­che­ter, vous pou­vez pro­fi­ter (en deman­dant à l’a­vance) du brunch domi­ni­cal pour le faire.

Bientôt les commandes en ligne

Narek cultive son jar­din pour le faire gran­dir. Bien­tôt il ins­tal­le­ra des tables pour pro­po­ser un véri­table espace de res­tau­ra­tion sur place. Il pré­pare aus­si la mise en place d’un site web pour livrer dans toute la France et per­mettre aux Lil­lois de réser­ver leurs com­mandes. Le site sera super étof­fé, il expli­que­ra l’ori­gine de chaque pro­duit, sa pré­pa­ra­tion, ses apports pour la san­té. Pour­quoi n’a-t-il pas mis tout ça en place pour tôt ? Parce qu’il ne pen­sait “pas que ça mar­che­rait autant”. Il envi­sage même d’embaucher quel­qu’un pour l’ai­der en sep­tembre pro­chain.

Si tout ça vous a mis en appé­tit, ren­dez-vous au 89 bou­le­vard Car­not à Lille. Vous pou­vez aus­si poser un petit like sur la page Face­book du jar­din d’E­re­van.