Graffiti Fish dévoilera son dernier EP à sa release party du Bar Live

Dans Lille, Music in my ears, Night Night

Photo © Graffiti Fish

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Ce sera le 22 février, et on ne peut que vous encou­ra­ger à y aller ! Après son pre­mier EP Mani­pu­la­tion Through Fear, c’est ODd Feng­shui Ghost WTF  sera le nom de la deuxième vague sur laquelle surfe le groupe lil­lois

Graf­fi­ti Fish, c’est un pois­son qui est sur un mur, dans une ville et pas dans l’eau. Il n’est pas dans son élé­ment natu­rel, il sur­vit, regar­dant tout ce qui se passe autour de lui. C’est aus­si une rare touche de nature dans une ville très urbaine”, raconte Valen­tine, chan­teuse et fon­da­trice de Graf­fi­ti Fish. Ce groupe, dans sa for­ma­tion actuelle, est sor­ti de l’eau en 2017 et tra­vaille dur depuis pour pro­po­ser un conte­nu musi­cal déjà très ori­gi­nal, riche et vrai­ment pro.

Cette méta­phore du pois­son, on la recon­naît bien tout au long de Mani­pu­la­tion Through Fear : ce pre­mier EP poin­tait du doigt un monde où “paresse intel­lec­tuelle génère haine et peur. Le titre “Zom­bie Walk” est par exemple bien repré­sen­ta­tif de “l’é­tat dans lequel on est lors­qu’on enchaîne le taff sans savoir pour­quoi on bosse, la rou­tine extrême”, explique la chan­teuse.

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Mélange de genres

Avec des influences indie-acous­tiques comme St Vincent ou Bon Iver, mais aus­si un bon bagage rap/­hip-hop comme Kate Tem­pest, Graf­fi­ti Fish sonne comme peu de groupes. Le mélange des genres se fait de manière ultra ori­gi­nale, avec un chant clair domi­nant mais lais­sant par­fois place à un flow véri­ta­ble­ment maî­tri­sé. Ajou­tez à ça des gui­tares acous­tiques et élec­triques, une basse har­mo­nique et ryth­mée, des per­cus au son bien fatou qui ne laissent aucun doute sur les influences hip-hop, par­se­mez le tout à coup de man­do­line et de uku­lele (et vous savez qu’i­ci on adore le uku­lele), et notre pois­son est graf­fé.

L’o­ri­gi­na­li­té se trouve dans la struc­tures des mor­ceaux, pen­sées, comme le confie Valen­tine, “pour que l’au­di­teur n’ait pas le temps de s’en­nuyer”. Ça bouge dans tous les sens mais de manière juste : la musique n’en est pas déna­tu­rée et c’est top à écou­ter.

Le nouvel EP

Comme son petit frère, ODd Feng­shui Ghost WTF est entiè­re­ment auto-pro­duit, met­tant en œuvre les talents des cinq membres du groupe. Pas comme son petit frère, il fait le choix de com­battre les maux dépeints dans le pre­mier EP, et se veut beau­coup plus posi­tif. Les deux mini-albums fonc­tionnent en dip­tyque, sur un prin­cipe de Yin/Yang, et ache­minent à eux-deux toute une réflexion sur ce monde qui nous entoure.

En guise de tran­si­tion, le mor­ceau Stop Figh­ting, concluant le pre­mier EP, annonce le ton que pren­dra le second :

Pour entendre la suite, on le rap­pelle, ça se passe au Bar Live de Rou­baix
(301 ave­nue des Nations Unies), dès 20 heures, le 22 février. Vous pou­vez en atten­dant faire un tour sur le site du groupe, leur Sound­cloud,  leur page Face­book ou bien admi­rer les quelques  clips de leur chaîne You­Tube.