Le resto Inclusion savourera sa différence rue Solfé

Dans Ch'est bieau, Food Porn, Lille
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Ça y’est, François Marien a trouvé le local pour y installer son concept de resto 100% inclusif. Le Bruxellois qui visait Vauban a aujourd’hui les clés de l’ancienne pharmacie du Sacré Cœur qu’il va entièrement réaménager. Il espère ouvrir en mai et cherche déjà à constituer son équipe.

Comme on dit : “Y’a plus qu’à !” Maintenant qu’Inclusion a son adresse officielle au 114 rue Solférino, François est plus dans les startings blocks que jamais. “Il y en a pour deux mois et demi de travaux d’aménagement tout au plus, estime-t-il. Le local est plus petit que ce que j’avais imaginé au départ mais l’emplacement est juste top pour que les étudiants viennent naturellement y manger“.

Oui parce que chez Inclusion, rappelez-vous, on intègre tout le monde : ça va de ceux qui ont du mal à se déplacer, voir ou communiquer à ceux qui n’ont pas le porte-monnaie assez rempli pour aller se payer un bon resto. Il y aura des personnes en situation de handicap dans la salle, en cuisine mais pas que. “Je ne veux pas d’un resto réservé aux personnes handicapées, ce n’est clairement pas le but. Je veux au contraire de la rencontre. Surtout avec les jeunes“, expliquait François quand on l’avait rencontré cet automne.

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Les étudiants et leur avis en matière de gastronomie et de restauration ont eu un poids non négligeable sur les décisions de François pour son resto. Lui qui était parti sur un concept de cuisine scandinave avec zéro bière à la carte a complètement changé son fusil d’épaule. “En discutant avec les étudiants, j’ai compris qu’ils étaient beaucoup plus partants pour une cuisine internationale revisitée, avec des produits locaux issus des circuits courts. J’ai aussi très vite compris que j’allais avoir des problèmes si je n’avais pas de bières à servir (rires)“. Le midi, Inclusion se mettra donc en mode snack mais gardera son côté 100% resto le soir.

Pour le reste, rien ne change : menus en braille, lumières et bruit adaptés aux personnes autistes et tout (on dit bien “tout”) sera accessible en fauteuil. Quant à François, il sera derrière les fourneaux. “J’aurais bien évidemment un chef et un commis avec moi, mais je veux mettre la main à la pâte.

Pour l’instant, la cuisine n’est pas encore montée et le reste des 75m2 sont encore dans leur jus pharmaceutique d’origine. Le Bruxellois a les fonds mais pas encore l’équipe pour lancer la machine des travaux. “Le défi des vingt prochains jours, c’est de trouver un entrepreneur pour aménager tout avant mai, explique François. Ensuite, il faudra engager le chef, le commis mais aussi deux étudiant(e)s pour le service en salle“. Dans l’idéal, il faudrait que l’un d’entre eux parle la langue des signes pour ensuite en faire bénéficier tout le reste de l’équipe.

Donc si ça vous intéresse, ou que vous connaissez quelqu’un que ça peut intéresser, faites passer le message. Et envoyez en un directement sur la page Facebook d’Inclusion.