Coming soon in Roubaix city : la Maison de l’Economie Circulaire et du Zéro-Déchet

Dans C'est green, Culturons-nous

© Tristan Collin

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La ville de Rou­baix lance un appel à pro­jets pour déve­lop­per un ‘lieu totem’ autour de l’économie cir­cu­laire et du modèle Zéro-Déchet. Quand on dit ‘’lieu’’, atten­tion, c’est pas n’importe quoi : le Couvent des Cla­risses, un monu­ment his­to­rique de 3500 m². Aujourd’hui désa­cra­li­sé, le bâti­ment devrait accueillir ses pre­miers occu­pants païens d’ici le mois d’octobre 2019.

Autant vous pré­ve­nir : on va uti­li­ser des mots que vous enten­dez beau­coup ces der­niers temps, sans for­cé­ment savoir vrai­ment de quoi ça parle. Des mots comme éco­no­mie cir­cu­laire, par exemple : consom­mer mieux et plus durable. En gros, on achète moins d’appareils neufs et on répare au max. On reste dans le même esprit avec le zéro-déchet : tout est dans le nom pour celui-ci.

Si vous êtes bran­chés tran­si­tion éco­lo­gique (encore un), nou­veaux modes de (dé)consommation, et que vous avez des idées que vous sou­hai­te­riez mettre en place à Rou­baix, sachez que la ville se lance dans un pro­jet plu­tôt ambi­tieux : la res­tau­ra­tion du Couvent des Cla­risses, situé dans le quar­tier de l’E­peule.

L’objectif en vue est d’en faire un ‘’tiers-lieu’’ (on vous avait pré­ve­nus) dédié à ces thé­ma­tiques. C’est clair qu’avec 3500 m², il y aura de quoi faire pas mal de choses à l’intérieur. C’est ce que la mai­rie détaille dans son appel à pro­jets pour trou­ver des volon­taires qui vou­draient se lan­cer dans l’aventure.

Mais le Couvent des Cla­risses c’est quoi au juste ? Pen­dant 130 années y ont vécu les Sœurs Cla­risses, une com­mu­nau­té auto­suf­fi­sante (enfin, elles avaient un pota­ger quoi) de reli­gieuses cloî­trées, qui fai­saient offices d’enseignantes mais aus­si de bien­fai­trices pour les pauvres. Il y a 10 ans, la ville de Rou­baix a rache­té le bâti­ment et entre­prend aujourd’hui de le faire réno­ver.

Pour l’instant il est sur­tout ques­tion d’une pré­sen­ta­tion de pro­jets autour de l’animation du bâti­ment plus que de sa réa­li­sa­tion concrète. Le Couvent n’étant pas encore entiè­re­ment res­tau­ré, ce “lieu-totem” sera limi­té à une sur­face de 500 m² dans un pre­mier temps (3 ans de rési­dence sont annon­cés).

Les confé­rences sur la tran­si­tion éco­lo­gique dans une cha­pelle, on valide ou pas ?

A terme et si tout se passe bien, la ville sou­hai­te­rait que ce monu­ment his­to­rique puisse ser­vir à la fois de lieu ouvert aux habi­tants, de ruche d’entreprises, d’espace d’apprentissage et d’expérimentation, etc. Un sacré chal­lenge à rele­ver, en vue de créer un lieu de réfé­rence natio­nale et euro­péenne sur la ques­tion de la tran­si­tion éco­lo­gique (tout un pro­gramme).

Si vous êtes hypé par la pro­po­si­tion, sachez que l’appel à pro­jets pour la ‘’phase d’émergence’’ pren­dra fin le 1er mars 2019 à 12h, der­nier délai (oui c’est pré­cis). La deuxième phase avec les trois équipes rete­nues se concen­tre­ra sur­tout sur des dis­cus­sions pour déter­mi­ner quel pro­jet sera le plus en accord avec la vision de la ville pour le Couvent des Cla­risses ver­sion éco­lo.

Le lien vers le site offi­ciel de la mai­rie qui recense toutes les infos très pra­tiques (vous avez de la lec­ture).