Le Cabaret des Sciences revient cultiver avec humour votre côté chercheur

Dans Culturons-nous, Lille

© Les Vulgaires / Youtube

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Qui a dit que les Sciences c’é­tait chiant, inac­ces­sible et pas vrai­ment de la “vraie” culture ? Pour vous prou­ver que la culture scien­ti­fique se cultive comme tout autre art, il existe un caba­ret gra­tos où les cher­cheurs du coin montent sur scène. Non pas pour des confé­rences mais pour des sketches.

Evi­tez les cli­chés assom­mants sur la culture scien­ti­fique si vous croi­sez un jour les Vul­gaires. Ce jeune col­lec­tif lil­lois, né en 2016, a autant d’hu­mour que d’a­mour pour les sciences. C’est à dire un bon paquet. “On adore la culture scien­ti­fique de la même manière qu’on aime­rait le saxo, explique Nadège membre du trio fon­da­teur. Avec les Vul­gaires, ce qu’on veut, c’est jus­te­ment cas­ser cette image de ces sciences inac­ces­sibles et bar­bantes”.

Ce qu’elles ne sont abso­lu­ment pas, vous l’au­rez com­pris, aux yeux de Nadège, Flo­rence et Jére­my. Non pas parce qu’ils ont tous les trois un QI supé­rieur à 130 ou qu’ils sont cher­cheurs en neu­ros­ciences appli­quées. Juste parce qu’ils aiment ça. “On prend la culture scien­ti­fique pour ce qu’elle est : une culture à part entière”. Et non pas un moyen de deve­nir la ver­sion 2.0 de Géo Trou­ve­tou.

Quand vous allez au musée, ce n’est pas avec l’am­bi­tion de deve­nir peintre, non ? Quand vous vous faites une toile, ce n’est pas dans le but d’ob­te­nir un César ? Et bien quand vous allez au Caba­ret des Sciences, ce n’est pas pour en res­sor­tir avec un doc­to­rat en chi­mie orga­nique. C’est pour vous culti­ver tout en vous fai­sant plai­sir.

C’est comme ça que les Vul­gaires l’ont ima­gi­né en 2016 et qu’ils conti­nuent de le mon­ter chaque année depuis. “On a sim­ple­ment réuni des pas­sion­nés des sciences qui avaient des choses à dire, détaille Nadège qui est aus­si la coor­di­na­trice lil­loise de Pint of Science. Ils sont coa­chés pen­dant six mois par la troupe de comé­diens Tar­tuffe et Pytha­gore et hop, voi­là com­ment un spec­tacle de deux heures avec six sketches”.

Un cher­cheur qui vient pous­ser une gueu­lante sur les OGM, deux autres autres qui racontent l’en­vers du décors du monde la recherche, les sciences-humaines qui poussent des coudes pour elles aus­si se faire une place… Les thèmes sont aus­si variés que les per­son­na­li­tés sur scène, deve­nues des pros de la média­tion cultu­relle et de l’au­to­dé­ri­sion.

Pour cette 3e édi­tion, le Caba­ret reste gra­tuit mais prend du galon : après Saint-So et le Grand-Sud, il débarque le 16 mars au forum des Sciences de Vil­le­neuve-d’Ascq. Mais aus­si au théâtre de l’Antre 2 le 18. Et il sera aus­si à Mons début mars. Ouep, on passe à trois dates et en mode inter­na­tio­nal. C’est que l’é­vé­ne­ment a su se faire une place sur la scène cultu­relle locale et a même ses spon­sors.

Le Graal pour nous, ça serait d’a­voir notre mini-bus de cher­cheurs et d’al­ler nous bala­der dans la région, de vil­lage en vil­lage”, confient les Vul­gaires. Une tour­née qui est scien­ti­fi­que­ment pos­sible, on a véri­fié.

En atten­dant, de votre côté, pen­sez à cho­per votre place gra­tos sur leur billet­te­rie pour ne pas vous faire souf­fler votre place cette année. On vous file aus­si le lien vers la page face­boo­kienne des Vul­gaires et pour don­ner un coup de main à vos neu­rones et votre mémoire, on réca­pé­péte les dates : 
- 5 mars 21 heures à l’U­ni­ver­si­té de Mons 
- 16 mars 20h30 au Forum des Sciences à Vil­le­neuve d’Ascq 
- 18 mars 20h30 à l’Antre 2 à Lille