Cette année, le live de l’Opéra de Lille ne s’écoutera pas en plein air

Dans Culturons-nous, Lille

Place de l'opera lors de la diffusion en direct de Carmen. Photo d'archives PHILIPPE PAUCHET LA VOIX DU NORD

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Le principe reste le même : en mai prochain, une représentation qui se jouera à l’intérieur de l’Opéra de Lille sera retransmise en live sur grand écran dans 18 villes de la région. A Lille, on avait l’habitude de tous se retrouver juste en face, place du Théâtre, en plein air. Mais cette année, l’oeuvre interprétée, la Flûte Enchantée, a besoin d’obscurité pour être correctement mise en lumière.

Chaque année, l’événement rassemble des centaines de Lillois sur la Place du théâtre. Le 11 mai prochain, ce sera exactement pareil mais le meeting point change, se multiplie et a désormais un toit. Vous aurez le choix entre celui de la CCI, celui de la salle des fêtes de Fives, du Tripostal ou de la Maison Folie Wazemmes.

Vous l’aurez compris, chaque spot aura son propre écran géant et retransmettra la célèbre Flûte Enchantée de Mozart, radicalement revisitée par le metteur en scène italien Romeo Castellucci.

Eclater le traditionnel rendez-vous en plein air n’a pas de causes politique ou économique. C’est une conséquence purement technico-artistique, explique l’Opéra lillois. “Le premier acte est plongé dans une ambiance lumineuse et blanche. En discutant avec le producteur, on s’est rendu compte que même avec le meilleur écran LED du monde, pour peu qu’il y ait du soleil ce jour là, on ne rendrait pas justice à l’oeuvre.”

D’où cette nouveauté qui sera propre à 2019 : dispatcher les écrans en intérieur pour mieux apprécier le spectacle. Il n’y aura pas besoin de réserver, il suffira de se pointer dans l’un des quatre lieux qu’on vous a cités juste au-dessus le jour-J (à savoir, le 11 mai à 18 heures) pour (re)découvrir ce classique de l’opéra d’une toute au manière.

On ne compte pas vous spoiler toute la mise en scène, mais sachez juste que Romeo Castellucci s’est totalement réapproprié la Flûte enchantée et l’a même rebaptisée “Le Chant de la Mère”. Le metteur en scène, un brin provocateur, est allé jusqu’à supprimer les dialogues parlés d’origine dans le premier acte et en rajouter de nouveaux dans le deuxième. Mieux : il prend parti pour la Reine de la Nuit assumant à 100% un tournant féministe dans son interprétation de l’opéra.

Allez on s’arrête ici, on vous reparlera de l’histoire de la pièce en temps voulu. On vous file un lien vers le site de l’opéra de Lille pour en savoir plus si vous ne pouvez pas attendre jusque là.