“All we need”, le premier docu d’une série sur la scène musicale lilloise

Dans Lille, Music in my ears

Photo Mattias Launois

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C’est un monde dont on ne voit que rarement la face cachée, celle des coulisses, celle de la création musicale. Dans son documentaire “All We Need”, le Lillois Pierre Sormonian montre l’univers de Louis Aguilar et de Weekend Affair, chouettes artiste et groupe nordistes. Le premier docu d’une série sur la scène musicale locale.

Une chanson, on l’écoute, on la fredonne, on apprécie son tempo, la finesse de sa construction, on aime qu’elle nous parcoure le corps en concert, on danse parfois dessus. A moins d’être soi-même artiste, on ne sait pas tout à fait que ce que “faire” la chanson procure comme sensation. La composer, la jouer, l’offrir sur scène… Pierre Sormonian en a, lui, une petite idée. “J’ai fait des études de cinéma à Lille 3, et je jouais aussi comme bassiste dans un groupe. Ca m’a permis de rencontrer les groupes indépendants lillois.

Le voilà, caméra en main, en train de suivre la vie de We Are Enfants Terribles ou Château Brutal, entre 2013 et 2017. “J’étais bien passionné par les documentaires musicaux, mais ils n’étaient que sur des gens connus, qui ont beaucoup d’années de carrière. Je me disais qu’il fallait le faire à l’échelle lilloise.” Il sillonne les bars et scènes à la recherche de belles images des groupes qu’il suit. “Mais au montage, ça n’allait pas, c’était trop compliqué de mélanger tous les groupes.

La réflexion fait son chemin, et Pierre réalise que le long format n’est pas adapté à l’histoire qu’il veut raconter, opte alors pour plusieurs documentaires plus courts, mais concentrés sur moins de monde. “Là, tout s’est fait naturellement.” Le premier épisode vient donc de sortir. Il vous fait entrer dans le monde de Louis Aguilar et de Weekend Affair. Le premier alterne sa carrière solo avec sa place dans le deuxième. Et le docu a l’élégance de vous livrer l’intimité des deux tout en les laissant vivre pleinement. Il est disponible en intégralité sur la chaîne YouTube de Pierre, Tales of a Rocking Town.

Ensuite ? “J’ai encore plein d’images, surtout de We Are Enfants Terribles.” Et de bien d’autres groupes encore, parce que la ville en foisonne. “Je veux filmer d’autres groupes, alimenter la chaîne régulièrement.” On vous tiendra au courant, bien sûr. En attendant, prenez donc la moitié d’une heure pour vous faire ce petit plaisir visuel et sonore.