L’asso Komposto, c’est du vélo, beaucoup de compost et zéro déchet

Dans C'est green, Lille
Scroll par là

Entre Rou­baix et Tour­coing, Sarah pédale de res­tau­rant en res­tau­rant pour récu­pé­rer leurs bio-déchets. Éplu­chures, coquilles d’œuf, marcs de café… L’as­so­cia­tion Kom­pos­to embarque le tout pour en faire du com­post. Les déchets, ça devient has-been.

En août 2018, Kom­pos­to est co-fon­dée par Claire et Sarah. Le nom signi­fie “com­post” en espé­ran­to, la langue uni­ver­selle. Ça veut aus­si dire “com­pote” en turc, mais là on s’é­carte du sujet. Les ambi­tions de Kom­pos­to sont simples : col­lec­ter des bio-déchets auprès des res­tau­ra­teurs pour en faire du com­post ensuite mis à dis­po­si­tion des habi­tants et jar­di­niers du coin.

L’as­so dis­pose de trois points de com­pos­tage. Un sur le par­king du Grand Mix, un autre au jar­din de chlo­ro­phylle de Rou­baix et le troi­sième dans le quar­tier Flo­con-Blanche-Porte à Tour­coing. Elle est par­te­naire de trois res­tau­rants : Harold’s, Food et Le Rivo­li. Grâce à Kom­pos­to, ces res­tos sont acteurs de la tran­si­tion éco­lo­gique. Ça rap­porte pas un rond et leur coûte même un peu d’argent. Depuis jan­vier, Kom­pos­to fac­ture ses ser­vices aux res­tau­ra­teurs. Ça lui a coû­té des clients, mais il faut bien gagner sa croûte.

“Éviter la poubelle grise”

Le zéro déchet, c’est un point de départ”, explique Sarah. Elle a adop­té ce mode de vie il y a plu­sieurs années pour natu­rel­le­ment en arri­ver au com­post. Depuis qu’elle “s’in­té­resse aux pota­gers”, elle s’est bien ren­du compte à quel point le com­post est “un ingré­dient essen­tiel” pour soi­gner son ali­men­ta­tion et sa san­té. Chez Kom­pos­to, “on défend de la fourche à la four­chette et de la four­chette à la fourche”. Drô­le­ment ver­tueux ce petit cercle.

Ce qui compte, c’est “d’é­vi­ter la pou­belle grise”. Des bio-déchets à la pou­belle, c’est du gâchis. Com­pos­té, ça devient une richesse. Kom­pos­to en récu­père 60 à 70 kilos chaque semaine. L’as­so entre­tient ensuite le com­post, qui devient un engrais natu­rel.

Quitte à être éco­lo, autant l’être à fond. Cette jolie bécane, c’est celle de Sarah. “On fait tout à vélo. On res­pire déjà un air super pour­ri, alors…” Dans sa remorque, six seaux. Ils contiennent des bio-déchets, rigou­reu­se­ment triés par les res­tau­ra­teurs. Chaque seau en contient trois à six kilos. Elle passe les récu­pé­rer deux fois par semaine.

Kom­pos­to cherche à nouer des par­te­na­riats avec d’autres res­tos. Pour eux, autant se mettre au tri tout de suite, puisque en 2025, ils y seront contraints. Pour les gen­tils gens comme vous et nous, il est pos­sible de don­ner ponc­tuel­le­ment un coup de main pour col­lec­ter ces déchets. Ou bien d’adhé­rer à l’as­so­cia­tion pour 10 euros.

Pour en savoir plus, adhé­rer ou sim­ple­ment pro­cras­ti­ner, vous pou­vez jeter un coup d’oeil sur la page Face­book de Kom­pos­to ou adhé­rer à leur asso­cia­tion. Y’a qu’à cli­quer.