Enquête publique de la Friche Saint-So : comment ça marche ?

Dans Dans la rue, Lille, Politique
Scroll par là

Ce 22 févier marque le top départ de l’enquête publique complémentaire du projet de réaménagement de la friche Saint-So. Elle doit durer jusqu’au 8 mars et informe les Lillois qui ont ensuite la possibilité de s’exprimer sur le sujet. On vous explique comment.

Ce que chez Vozer on appelle la série “Friche Saint-So Project” est sur le point d’entamer sa nouvelle saison. Pour vous faire un bref récap’ des épisodes précédents :

  • l’ancienne gare de marchandise Saint-Sauveur est laissée en friche depuis sa fermeture en 2003.
  • la mairie de Lille veut la dépolluer et en faire un quartier résidentiel avec un nouveau parc.
  • la Métropole Européenne de Lille veut en profiter pour y construire une nouvelle piscine olympique pour remplacer celle de Marx Dormoy.
  • des assos montent au créneau et demandent une plus grande place à la nature dans le projet.
  • des modifications sont apportées au projet initial après concertation, une première enquête publique est lancée au printemps 2018 mais la contestation perdure.
  • finalement, le feu vert est donné par la MEL en juin pour le démarrage des différents projets : le parc de la vallée, le gymnase et les premiers logements.
  • deux assos font appel auprès du tribunal administratif de Lille après la décision de la MEL.
  • en octobre 2018, le juge des référés suspend le projet demandant plus d’informations sur l’impact du réaménagement sur la qualité de l’air et sur celui de la piscine qui n’était pas encore connu.
  • du 22 février au 8 mars, un complément d’enquête publique est lancé par la ville pour, justement, apporter ces nouvelles décisions.

S’informer

Voilà où on est. A partir de ce vendredi, que vous soyez pour ou contre, chaque Lillois peut donc aller consulter en mairie ou au siège de la MEL le (très lourd) dossier de présentation du projet. Mais il est aussi consultable en ligne juste ici.

Ou se promener le long de la friche où plusieurs pancartes créées par la municipalité sont “exposées” pour rappeler la genèse du projet, montrer les premières ébauches de ce que pourra rendre le quartier, et, of course, apporter les nouvelles infos demandées par le juge des référés en octobre.

Selon la mairie, elle doit également répondre aux quatre attaques principales des opposants au projet, à savoir :

  • Saint-So est, et doit rester un espace vert.
  • le projet aggravera la qualité de l’air en ville.
  • le projet n’est pas d’intérêt général.
  • la piscine olympique sera un gouffre énergétique et la ville n’en a pas besoin.

Ce qu’on veut, c’est informer mais aussi rassurer les Lillois, a expliqué vendredi dernier Stanislas Dendieviel, conseiller municipal délégué à l’urbanisme, en conférence de presse. Ce complément d’enquête et cette expo sont aussi là pour déconstruire ces contre-vérités“.

On vous laisse vous forger votre propre vérité après avoir vu l’expo.

S’exprimer

C’est bon, vous êtes incollable sur les îlots nordiques et sur le reste du projet ? OK. Pour certains, cela suffira. Pour d’autres, il y aura encore peut-être certaines questions, voire incompréhensions. Vous pourrez lever ces doutes en discutant avec le commissaire enquêteur désigné par le trib’, Michel-Ange Mouquet, qui tiendra trois permanences

  • le vendredi 22 février de 14 heures à 17 heures à la mairie de Lille.
  • le mercredi 27 février de 9 heures à midi à la mairie de Lille.
  • le vendredi 8 mars de 9 heures à midi à la MEL.

D’autres encore, auront envie de s’exprimer sur le sujet (que ce soit en mode “This is amazing” ou “This ? Never !”).

Pour ça, il y plusieurs moyens :

  • en faisant ses remarques en ligne sur le site du registre.
  • en envoyant un mail à cette adresse : saint-sauveur-lille@mail.registre-numerique.fr.

Et après ?

A la fin de l’enquête, le 8 mars, le commissaire enquêteur rendra son rapport (consultable en ligne) et la MEL devra s’appuyer dessus pour de nouveau statuer sur l’intérêt général du “Friche Saint-So Project”.

A la mairie de Lille, on espère un nouveau feu vert avant l’été pour démarrer les travaux dès cet automne.