L’Hirondelle, combo brasserie-food court, va ouvrir à J.-B. Lebas

Dans Bière, Ch'est bieau, Food Porn, Lille

Photo ©Hirondelle

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Lebas com­mence à deve­nir un car­ré de terre tout à fait digne d’in­té­rêt. Des archi­tectes amou­reux de la bière vont y ouvrir un food court dans un ancien garage. Ren­dez-vous dans quelques semaines.

Les bras­se­ries com­mencent sou­vent comme ça : c’est l’his­toire de trois potes, Ben­ja­min, Vic­tor et Julien, qui sont par­fai­te­ment fans de bière. Archi­tectes de pro­fes­sion, asso­ciés depuis une dizaine d’an­née, ils ont l’i­dée folle de bras­ser leur propre bière et d’en offrir à leur clients. “On connais­sait bien Daniel Thi­riez (A.K.A. le pape de la bière arti­sa­nale dans la région), raconte Ben­ja­min. Et on a fait nos pre­miers bras­sins avec lui.

Ils ima­ginent une double IPA, une triple au sureau… Et brassent, chez Chris­tophe Cam­bier à Croix (cou­cou la Mon­gy), une blanche noire. “Puis on a déci­dé de bras­ser nos bières dans une micro-bras­se­rie appar­te­nant à Lepers (cou­cou l’An­ge­lus), à War­ne­ton, en Bel­gique.” Et le résul­tat, c’est que les trois archi’ prennent goût à l’exer­cice.

Pho­to ©Hiron­delle

Ils appellent leur bière et leur bras­se­rie iti­né­rante “L’Hi­ron­delle”, et se lancent dans un nou­veau pro­jet. “On avait envie de trou­ver un endroit où on aurait notre agence, la bras­se­rie et un bar”, pour­suit Ben­ja­min. Plus dif­fi­cile à faire que pré­vu.

Pour com­men­cer, les trois amis vont donc inves­tir les anciens locaux d’U­car, à J.-B. Lebas, et les rebap­ti­ser “L’Hi­ron­delle” pour l’oc­ca­sion. On sera ins­tal­lés d’i­ci deux ou trois mois. C’est un bâti­ment qui va être détruit en sep­tembre 2020, et l’i­dée c’est de le lais­ser un peu en mode trash. On a envie de faire goû­ter nos bières et de pro­po­ser de pas­ser du bon temps là-bas.

Dans son jus, mais avec tout ce qu’il faut pour aller bien. “Il y a une grande rue inté­rieure, on va y ins­tal­ler un mini food court. On veut inves­tir ce lieu pour en faire un res­to un peu rock’n roll, avec un mar­ché de pro­duc­teurs, pour­quoi pas des ventes de vinyles...” Ils seront libres d’en faire ce qu’ils veulent, en fait, rien ne sera figé. “Il y a aus­si un grand pla­teau à l’é­tage. On sera ouverts du jeu­di au dimanche, je pense.” Et bonne nou­velle pour les trois patrons : “Maxime Schel­straete nous suit sur l’a­ven­ture. Il fera toute la res­tau­ra­tion.” Maxime Schel­straete ? L’an­cien chef du res­tau­rant Méert, rien que ça.

Ouver­ture au prin­temps, donc, pour un an et demi. Ensuite ? Ils ver­ront bien où le vent les mène.

En atten­dant, vous pou­vez aller filer un coup de pouce aux bras­seurs-archi­tectes, qui ont besoin de fonds pour ouvrir ce lieu. Ils ont lan­cé une col­lecte Kiss­Kiss­Bank­Bank.