Alberto Giacometti au LaM : la fragilité de l’humanité en 150 œuvres

Dans Ch'est bieau, Culturons-nous, Lille
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On vous avait dit que l’année serait riche culturellement. Ce mercredi, le LaM dévoilera une exposition parfaitement dingue sur Alberto Giacometti, sculpteur suisse qui a façonné le XXe siècle de la plus belle des manières.

Il est absolument impossible de vivre en Occident aujourd’hui sans avoir croisé au moins une fois une image, une photo ou une représentation du travail d’Alberto Giacometti. Ses œuvres sont mondialement connues, et on peut sans problème le placer sur la même marche qu’un Picasso ou d’un Braque, niveau notoriété. A compter de ce mercredi, le musée d’art contemporain de Villeneuve-d’Ascq consacre une immense exposition à cet artiste dont les sculptures d’une fragilité émouvante ont conquis le monde.

On pourrait peut-être vous raconter son histoire, si vous voulez vous faire une idée. Alberto naît en Suisse en 1901. Son père est peintre, et le pousse à poursuivre ce qu’il a commencé. Alberto a donc très vite un crayon dans les mains, puis un pinceau. Au début de sa carrière, il fait dans le post impressionnisme, comme papa. Mais il sent bien qu’il a autre chose à offrir au monde. Il va se former à l’école des Beaux-Arts de Genève avant d’atterrir à Paris en 1922. Là, il s’installe dans un petit atelier très légèrement insalubre qu’il appellera sa “caverne atelier”, et dans laquelle il va rester très longtemps. C’est petit et pas top, mais c’est chez lui.

Il fait ses premières expositions aux environs de 1927, teintées de cubisme (c’est la mode à l’époque). Il est super fan de la statuaire antique, notamment égyptienne. Il est aussi bien inspiré par l’art africain et océanique. Il aplatit ses sculptures, allonge déjà ses formes… Sa patte perso commence à prendre forme. Si bien qu’il est repéré par les surréalistes, intrigués par son travail assez remarquable. Mais en 1935, il quitte le mouvement pour se la jouer solo.

Il se consacre alors à la figure humaine et au portrait, ses grands dadas. A cette époque, il n’arrive pas vraiment à être content de son travail. Il lutte pour contrôler la matière. Ce n’est qu’après la guerre, qu’il se trouve pour de bon. Ses humains sont longilignes, frêles, maigres, en mouvement lent ou immobiles. Et conquièrent le monde. Alberto est couvert de gloire dans les années 60. Il reçoit prix sur distinction sur éloges. Et s’éteint en 1966, après avoir passé sa vie à chercher à représenter l’homme dans tout sa fragilité.

Le LaM lui consacre donc une expo qu’il serait fort dommage de louper. Vous avez deux secondes : elle démarre mercredi et s’achèvera le 11 juin. Le musée a réunit 150 oeuvres du maître.

On vous met le site du LaM pour vous rencarder. Niveau tarif, on se situe sur des entrées à 11 euros en tarif plein, 8 euros en tarif réduit.