On a passé une heure avec Uma Thurman (et 2000 autres personnes)

Dans Culturons-nous, Festival, Lille
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Vous n’i­ma­gi­nez pas comme il y avait foule devant le Nou­veau Siècle, ce mar­di en fin d’a­près-midi. En même temps, ce n’est pas tous les quatre matins qu’U­ma Thur­man vient à Lille.

On vous le dit tout de suite, on aurait bien aimé fil­mer cette mas­ter­class. Ça aurait été plus sym­pa, d’au­tant qu’elle a fait plein de blagues qui ren­draient moins bien par écrit. Mais comme pour Fred­die High­more ce same­di, l’en­tou­rage de la star a tout ver­rouillé : pas de tapis rouge, pas de cap­ta­tion à l’in­té­rieur.

Donc on va vous faire un article qui vous décrit très exac­te­ment ce qu’il s’est pas­sé à l’in­té­rieur. Uma Thur­man est arri­vée dans ce qu’on appelle com­mu­né­ment un look casual chic (bas­kets blanches imma­cu­lées, pan­ta­lon court noir, veste en cuir sur che­mi­sier blanc) du plus bel effet. Elle répon­dait aux ques­tions d’un jour­na­liste par­fai­te­ment bilingue des Inrocks, Oli­vier Joyard. Quand elle a fait son entrée sur scène, la salle entière a applau­di et sif­flé (de plai­sir, hein), c’é­tait un chouette accueil.

Oli­vier Joyard a tout de suite enchaî­né sur l’en­fance d’U­ma Thur­man. Elle y a volon­tiers répon­du, ce qui est sym­pa de sa part, elle n’é­tait pas obli­gée. Ce qu’on peut vous racon­ter sur ce cha­pitre : elle dit avoir été tou­chée très jeune par la grâce de la comé­die, notam­ment parce que sa grand-mère était actrice. Quand elle a dit à sa mère qu’elle vou­lait faire comme mamie, elle lui a répon­du “Mais qui ne le veut pas?” (un pas­sage qu’il aurait été chouette de vous mon­trer en vidéo parce qu’elle a pris une voix mar­rante. On vous l’a­vait dit, que ça ren­dait moins bien).

Puis il a été ques­tion de la scène d’an­tho­lo­gie de la danse dans Pulp Fic­tion, et de ses scènes de com­bat dans les deux Kill Bill. Ce qui lui a per­mis de dire : “It is always about dan­cing and figh­ting for your life” (“Il s’a­git tou­jours de dan­ser ou de se battre pour sa vie”). L’ins­tant phi­lo­so­phie qui a plu à tout le monde.

Elle a aus­si fait une blague sur le fait qu’elle souf­frait de trouble de stress post-trau­ma­tique depuis qu’elle a tour­né la scène du cer­cueil dans Kill Bill (celle où elle est enter­rée vivante et qu’à la force de son poing, elle par­vient à bri­ser le bois et à s’ex­traire du sol #Mythique).

Elle a par­lé de ses enfants, de son rôle dans la série Smash, et de Cham­bers, la nou­velle série Net­flix qu’elle est venue pré­sen­ter, la rai­son même de sa pré­sence à Lille. Un “fami­ly dra­ma” dans lequel vient de glis­ser du super­na­tu­rel.

Puis quelques gens chan­ceux dans le public ont eu le droit de poser quelques ques­tions (sur Taran­ti­no, sur ses pires et meilleurs sou­ve­nirs à Hol­ly­wood…) et c’é­tait fini. Une heure montre en main. C’é­tait court, mais intense.