Cleytone, ou comment faire taire ceux qui prétendent que le rock est mort

Dans Lille, Music in my ears

@week&bro

Scroll par là

Une voix puis­sante et rauque, des grattes mélo­dieuses et dyna­miques, une basse cha­leu­reuse et ryth­mée puis enfin une bat­te­rie pleine de punch, sou­te­nant le tout avec éner­gie. C’est un peu comme ça qu’on peut défi­nir le groupe Cley­tone. Alors dépous­sié­rez bien vos tym­pans et pré­pa­rez vous à les faire vibrer.

La petite his­toire com­mence il y a 10 ans, lorsque trois potes du coin, se réunissent pour for­mer un groupe de rock. En 2013, alors qu’ils étaient jusque là sans chan­teur, ils décident de faire un cas­ting. C’est Thi­baut, qui sans expé­rience préa­lable de chan­teur, sera rete­nu. La for­ma­tion (lil­loise, pré­ci­sons-le) est alors com­plète et devient dans un pre­mier temps The Snooze, groupe de reprises majo­ri­tai­re­ment rock. L’an­née sui­vante, nos zikos se mettent à la com­po petit à petit, et prennent alors le nom défi­ni­tif de Cley­tone.

Avec le temps, les com­pos prennent de plus en plus de place dans les sets live et, quelques années plus tard, le groupe gagne le concours de lan­ce­ment d’un stu­dio : Le Boss Hog. Ce qui leur per­met d’en­re­gis­trer leur pre­mier titre “Nothing Beats an Ace”, sui­vi d’un pre­mier EP épo­nyme enre­gis­tré celui-ci en home-stu­dio.

Outatime

Atten­tion, on arrive en 2017 et main­te­nant ça devient sérieux : Cley­tone lance en juin une cam­pagne de crowd­fun­ding et récolte 3500€. Ce finan­ce­ment leur per­met d’en­re­gis­trer en octobre un album en rési­dence au Boss Hog pen­dant une semaine. Les pistes sont ensuite mixées par les soins de R3myBoy, qui a déjà œuvré pour Goji­ra ou encore Skip The Use. Le résul­tat sort offi­ciel­le­ment en décembre 2018 : “Outa­time”.


© Cley­tone

L’al­bum est un véri­table hymne au rock, à la pop et au blues. Musi­ca­le­ment, le mini­mum qu’on puisse dire, c’est que ça envoie ! C’est explo­sif même, mais sans pas­ser la fron­tière du hard-rock. Niveau influences, on pla­ce­ra Cley­tone dans la lignée de Jet, Wolf­mo­ther, Audio­slave ou encore les Red Hot Chi­li Pep­pers. A noter qu’au delà des ins­trus effi­caces et entraî­nantes, le groupe prend éga­le­ment soin de ses paroles. Thi­baut met un point d’hon­neur là des­sus : “J’ai bai­gné durant mon enfance dans des chan­sons fran­çaises avec des textes tra­vaillés comme Brel, Bras­sens… For­cé­ment, je tiens à faire pareil pour les chan­sons de Cley­tone”.

Après la sortie

Tout comme ses mor­ceaux, Cley­tone bouge dans tous les sens. Le 15 mars, ils ont sor­ti leur pre­mier clip pour le mor­ceau “Kids in a jungle”, que vous pou­vez admi­rer ci-des­sous :

[you­tube https://www.youtube.com/watch?v=SVr80Co7ksc&w=560&h=315]

Une vidéo live devrait en plus sor­tir dans le cou­rant du mois, et le groupe espère ardem­ment remon­ter sur scène pour les mois de mai et juin, puis de sep­tembre à octobre.

Der­nier point, mais qui n’est pas des moindres. Vous pour­riez éven­tuel­le­ment retrou­ver Cley­tone au Hell­fest cette année, oui le Hell­fest, rien que ça. Mais pour ça, il fau­drait leur don­ner un p’tit coup de main : le groupe est ins­crit au trem­plin qui leur per­met­trait de fou­ler la scène du plus gros fes­ti­val de métal fran­çais, et vous pou­vez si vous le sou­hai­tez aller voter pour eux en cli­quant ici.

His­toire de vous moti­ver un peu, vous pou­vez écou­ter Outa­time sur toutes les pla­te­formes en pas­sant par ici, et/ou visi­ter la page Face­book du groupe.