L’éco-festival d’Hénin Beaumont n’aura pas lieu

Dans Festival, Music in my ears

©HyphenHyphen

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L’af­fiche était belle, le concept bien éco-friend­ly et le lieu fort sym­pa­thique. Mais la pre­mière édi­tion du Vis­ta­Fest ne sera fina­le­ment pas pour juin 2019. La faute à la sécu­ri­té des accès vers le site et au ter­ril d’à côté qui chauffe pas mal ces temps-ci.

Tho­mas pré­fère par­ler de “report” plu­tôt que d’an­nu­la­tion. Parce que le jeune orga­ni­sa­teur reste tota­le­ment serein sur le fait qu’il y aura bien un jour un Vis­ta­Fest dans son Pas-de-Calais dont il est ori­gi­naire. Ce ne sera sim­ple­ment pas les 1er et 2 juin de cette année comme c’é­tait pré­vu avec un line-up qui don­nait quand même bien envie (Hyphen-Hyphen, Baker­mat, Bagarre, Ele­phanz, Diva Faune…) . “Tout était bon, tout était pro­gram­mé, tout était sécu­ri­sé pour le péri­mètre pour le fes­ti­val, explique Tho­mas. Ce qui nous pousse à repor­ter, c’est la sécu­ri­té exté­rieure du site”.

Enten­dez : l’ac­ces­si­bi­li­té. Le Parc des Îles d’Hé­nin-Beau­mont parais­sait l’en­droit rêvé pour ce nou­vel éco-fes­ti­val. “Sauf que selon la Pré­fec­ture, son acces­si­bi­li­té est com­pli­quée à sécu­ri­ser, détaille l’or­ga­ni­sa­teur. Pas en temps nor­mal bien sûr, mais pour accueillir des cen­taines voire des mil­liers de fes­ti­va­liers, c’est autre chose. Il aurait fal­lu entre­prendre de lourds amé­na­ge­ments ou enga­ger des esca­drons de gen­dar­me­rie.

Sachant que le plan Vigi­pi­rate est tou­jours en mode “sécu­rite ren­for­cée”, Tho­mas et le reste de l’or­ga­ni­sa­tion ont pré­fé­ré suivre les conseils pré­fec­to­raux. “On aurait peut-être pu s’en sor­tir mais il y a aus­si l’é­chauf­fe­ment du ter­ril, juste à côté du parc qui posait pro­blème.

Oui, le ter­ril de Rou­vroy est en “échauf­fe­ment” depuis un an main­te­nant et il est inter­dit de s’y appro­cher de trop près. Car, pour ceux qui l’i­gno­raient, ça peut encore chauf­fer un max sur cer­tains ter­rils de la région. Le schiste dont ils sont com­po­sés absorbe natu­rel­le­ment la cha­leur et le char­bon peut encore libé­rer des vapeurs (entre autres). Tout ça est bien évi­dem­ment sur­veillé de près, vous vous en dou­tez, sur­tout que cer­tains ter­rils peuvent dépas­ser les 250 °C en sur­face. Bref, orga­ni­ser un fes­toche à côté du ter­ril d’Hé­nin-Beau­mont implique de fac­to un sur­plus de sécu­ri­té.

Le Parc des Îles n’é­tait fina­le­ment peut-être pas le meilleur endroit pour Vis­ta­Fest. “Rien n’est sûr pour l’ins­tant pour le lieu de l’an­née pro­chaine mais on est déjà en train de bos­ser des­sus”, affirme Tho­mas. Pour l’ins­tant, c’est l’heure du rem­bour­se­ment des 1 000 places qui s’é­taient déjà ven­dues sur la billet­te­rie. “Et on peut déjà vous dire à l’an­née pro­chaine avec une prog’ tout aus­si lourde et éclec­tique”, pro­met-on chez Vis­ta­Fest.

Lire aus­si :
Vis­ta­Fest, le nou­vel éco-fes­ti­val qui ins­talle sa belle prog’ à Hénin-Beau­mont