Au Lokarria, ne jetez plus les pailles de vos cocktails : mangez-les

Dans Bière, C'est green, Night Night
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Avec la dis­pa­ri­tion pro­gres­sive des pailles, dans le but de sou­la­ger un peu notre pla­nète, il fal­lait bien trou­ver une solu­tion. Le Lokar­ria en a trou­vé une tout à fait gour­mande : depuis jan­vier, chez eux, les pailles se consomment au même titre que les bois­sons. Et pour cause, elles sont faites en pâtes.

Quoi de mieux pour palier au plas­tique ? On ne pol­lue pas, la paille ne ramol­li pas (prends-en de la graine, paille en car­ton), et on ne jette rien. On se rem­pli même un peu le bide avant de reprendre un verre. Ne reste plus qu’à se four­nir régu­liè­re­ment en pâtes (“Chez Car­lier, épi­ce­rie ita­lienne”) et le tour est joué. Après tout, le Lokar­ria se reven­dique éco­lo depuis son ouver­ture il y a tout juste quatre ans.

Allez, on vous fait une petite genèse de tout ça. Tout com­mence avec Lucie et Marie, ancien­ne­ment membres de l’as­so évé­ne­men­tielle “Les Déci­bels du peuple”. Lorsque cette der­nière arrête défi­ni­ti­ve­ment son acti­vi­té, les jeunes femmes décident de se lan­cer dans petite aven­ture et ouvrent leur bar, rue des Postes à Lille.

De l’animation et de la diversité

Le Lokar­ria conserve une part de son ori­gine asso­cia­tive. Les évé­ne­ments y sont fré­quents entre les concerts, les expos, et les soi­rées queer ambian­cées par des drag-queens. Les bar(wo)mens sont hyper cool et accueillants et font aus­si par­tie de la fête. En dehors de la scène, des quelques tables et du bar, un petit espace fait aus­si office de mini-salon pour ceux qui cherchent la tran­quilli­té. Il est meu­blé de son propre super canap’, d’une petite biblio­thèque, de jeux de socié­té, et… ‑rou­le­ments de tam­bour- d’une console NES. De quoi conve­nir à tout le monde et atti­rer des gens par la même occa­sion très dif­fé­rents. “On fait des soi­rées concerts assez éclec­tiques, évo­lu­tives, mais en gar­dant une cer­taine cohé­rence. Ça nous per­met de réunir des com­mu­nau­tés très variées au cours d’une même soi­rée, ce qui est génial.” s’en­thou­siasment Marie et Lucie.

Le mini-salon avec biblio­thèque et NES

Du bio et de l’éco-responsable, s’il vous plaît

A la carte, que du bon. Par­mi les bières, on retrouve des valeurs sûres mais aus­si quelques ori­gi­nales, issues de micro-bras­se­ries ou du bio. Par exemple, la Baby Lone, qui est une “bière durable” fabri­quée à 30% avec du pain inven­du. Rhums, whis­kys, cidres et diges­tifs ne manquent pas à l’ap­pel. Des vins natu­rels, bio et sans sul­fites élar­gissent peu à peu le choix des bois­sons. Les softs ne se privent pas des clas­siques, mais pos­sèdent eux aus­si une gamme bio (vous l’a­viez devi­né, non ?). Les shoo­ters quant à eux sont à décou­vrir rien que pour leur nom. Pour le coup, on ne vous dit rien, on ne va pas vous gâcher la sur­prise. Enfin, les déli­cieux cock­tails mai­son viennent com­bler la carte, ser­vis avec les fameuses pailles-pâtes. Des cock­tails (tou­jours mai­son) et sans alcool feront éga­le­ment pro­chai­ne­ment leur appa­ri­tion.

Le “Sour Whis­ky”

Le Lokar­ria ne s’ar­rête pas là dans sa démarche : depuis un mois, il a com­plè­te­ment arrê­té sa consom­ma­tion de plas­tique. Il met désor­mais des éco-cups à dis­po­si­tion, fabri­qués de manière éco­lo. Sur la carte, la sélec­tion sera aus­si dans le futur encore plus pous­sée, pour conti­nuer à tendre vers le local, le bio, et le sans glu­ten par exemple. Les planches de char­cu­te­ries et fro­mages évo­lue­ront au fil des sai­sons et pro­po­se­ront des pro­duits de qua­li­té supé­rieure. Enfin, la carte renou­velle ses pro­duits fré­quem­ment, de quoi exer­cer vos papilles avec tou­jours la même régu­la­ri­té.

Vous trou­ve­rez toute la pro­gram­ma­tion et l’u­ni­vers délu­ré du Lokar­ria sur sa page Face­book.