Le programme (chargé) des expos Eldorado

Dans Ch'est bieau, Culturons-nous, Lille

©Yayoi Kusama

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On a pas mal parlé de la parade (reportée à ce samedi), mais on a un tout petit peu moins évoqué ce qu’il y avait à l’intérieur des lieux culturels de la métropole. Eldorado est avant tout une saison culturelle en version XXL. Revue de détail des principales expos dans le coin.

A la gare Saint-Sauveur, la “Déesse verte”

La nature sous toutes ses formes, sous tous ses aspects. Celle qui est abîmée par l’homme, celle qui reprend ses droits, celle qui est chantée depuis des millénaires par l’humanité, celle qui s’impose malgré tout. Dans une “vaste serre dystopique reconstituée dans la gare”, les visiteurs sont invités à réfléchir deux secondes à leur relation avec la nature.

Au Tripo, Eldorama sur trois étages

Il y a l’Atlandide, la ruée vers l’or, les cités perdues, les conquistadors, l’or noir, les paradis fiscaux… Au Tripo, l’Eldorado prend de nombreuses formes, plus ou moins louables, plus ou moins violentes, plus ou moins heureuses. Partout, le désir d’un mieux anime les chercheurs, les aventuriers, les guerriers. Mondes rêvés, ruée et nouveaux eldorados sont les trois chapitres de cette expo maîtresse.

Au musée des Beaux-Arts, la Golden Room

L’or, matériaux ô combien représentatif de la recherche anxieuse de richesse. Le PBA a donné carte blanche à plusieurs artistes pour recouvrir d’or ses galeries souterraines. Ça brille de mille feux, ça éblouit, mais ce n’est pas forcément précieux pour autant : tissu, couverture de survie, capsule de champagne… Tout ce qui brille n’apporte pas le bonheur.

A l’Hospice Comtesse, le Mexique intense

Si vous voulez en apprendre un peu plus sur l’art mexicain, vous êtes au bon endroit. Le musée d’art moderne de Mexico a prêté de nombreuses œuvres à l’Hospice Comtesse pour donner à voir un aperçu de la vie au Mexique aux XXe et XXIe siècles. Nature aride, mégalopole étouffante, espoir américain, culture préhispanique, onirisme et figures fantastiques… L’expo dépeint un Mexique multiple et riche.

Au musée d’Histoire Naturelle, imaginaire mexicain

Le musée d’art populaire de Mexico a prêté au musée d’Histoire Naturelle une jolie partie de sa collection pour les sept mois à venir. Des objets issus de l’art traditionnel mexicain racontent le rapport du pays à la nature et à la biodiversité. Vous y verrez des animaux colorés, réels ou imaginaires typiques de la culture traditionnelle mexicaine.