TrackAp, l’objet connecté qui géolocalise votre vélo volé

Dans Geek, Lille, Mon P'tit Vélo
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Depuis plus d’un an, à Eur­atech’, deux diplô­més d’E­pi­tech tra­vaillent sur un tra­queur qui ren­dra la séré­ni­té à tout amou­reux de son deux roues. Un objet connec­té ultra dis­cret qui fera GPS, détec­te­ra les acci­dents et per­met­tra à la police de le géo­lo­ca­li­ser s’il est volé.

Avoir un vélo sur Lille, c’est pra­tique. Ne pas se le faire voler, encore plus. Dif­fi­cile de don­ner un chiffre exact du nombre de vols de deux roues sur la métro­pole lil­lois. Mais rien que la liste d’an­nonces sur la page Face­book Vols Vélos Lille a de quoi refroi­dir ceux qui vou­draient s’a­che­ter un modèle à plu­sieurs cen­taines d’eu­ros.

Sachant qu’au­jourd’­hui, seuls 3% des vélos volés sont retrou­vés, dans notre bande de potes plus per­sonne ne veut ache­ter un vélo neuf, explique Alexandre, Lil­lois de 25 ans. On attend la bra­de­rie pour s’en dégo­ter un pas cher qui atti­re­ra moins les voleurs et qui nous fera moins mal au porte-mon­naie”. C’est en par­tant de ce triste constat qu’il a com­men­cé à réflé­chir avec son pote d’é­cole Gabriele à une solu­tion.

Où est passée ma bécane ?

Les deux amis se sont ren­con­trés sur les bancs de l’é­cole d’in­for­ma­tique Epi­tech en 2016. Une fois leur diplôme en poche, ils se sont mis à tra­vailler sur ce pro­jet de tra­queur de vélo connec­té avec quatre impé­ra­tifs :

  • qu’il fasse GPS (of course)
  • qu’il soit capable aus­si de détec­ter les acci­dents
  • que sa bat­te­rie soit auto­nome pen­dant au moins un an
  • qu’il soit d’une dis­cré­tion totale

Tout ça, les deux ingé­nieurs ont réus­si à le faire tenir dans leur tra­queur pas plus grand qu’un doigt et connec­té à une appli­ca­tion. “On bosse des­sus depuis un an et demi en étant incu­bés à Eur­aTech­no­lo­gies. Aujourd’­hui, on attend l’ar­ri­vée des der­niers pro­to­types fabri­qués en France”, annonce Alexandre.

Alexandre de Tra­ckAp

Comme pro­mis, le tra­queur per­met de géo­lo­ca­li­ser son engin volé. Et ce n’est pas à vous d’al­ler ensuite vous faire jus­tice vous-même atten­tion. “Vous décla­rez le vol sur l’ap­pli­ca­tion qui va géné­rer un code à trans­mettre à la police qui aura, grâce à lui, uni­que­ment accès aux coor­don­nées GPS du vélo”.

Premières commandes à Noël

Tout roule pour l’ins­tant pour le duo lil­lois : leur Tra­ckAp est dis­cret, connec­té et la bat­te­rie tient le choc. Les chocs jus­te­ment. Avec sa tech­no­lo­gie, le tra­queur peut être para­mé­tré pour repé­rer lorsque le cycliste a un accro­chage ou chute. “L’ap­pli­ca­tion va ensuite vous appe­ler pen­dant 3 minutes non-stop. Si vous ne répon­dez pas pour mon­trer que tout va bien, elle enver­ra auto­ma­ti­que­ment un SMS à votre liste d’ur­gence enre­gis­trée”, détaille le duo.

Pour ce qui est des don­nées, elles res­tent entiè­re­ment ano­nymes et vous seront utiles pour le sport, votre bilan car­bone ou même pour votre ville (si vous êtes OK avec ça bien sûr). “Plus qu’un tra­queur, c’est un ser­vice com­plet que Tra­ckAp pro­pose”.

Plu­sieurs villes et entre­prises du coin sont déjà vive­ment inté­res­sées par l’ar­ri­vée immi­nente de ce ser­vice. Tout comme les par­ti­cu­liers qui pour­ront en ache­ter un dès que le Kicks­tar­ter sera lan­cé à la fin de l’an­née.

Il fau­dra comp­ter une cen­taine d’eu­ros pour le tra­queur en lui-même puis 20€ d’a­bon­ne­ment par an avec l’ap­pli. Vous pou­vez dès main­te­nant vous pré-ins­crire sur leur site inter­net pour être les pre­miers à rece­voir les news et pro­fi­ter de prix plus avan­ta­geux lors du lan­ce­ment cet hiver.