La Piscine a fait le plein de nouvelles expos pour l’été

Dans Ch'est bieau, Culturons-nous
Scroll par là

Le musée rou­bai­sien s’est mis à l’heure d’é­té et pro­pose trois nou­velles expos tem­po­raires jus­qu’au 22 sep­tembre. Dites bon­jour à Jules Adler, Peter Briggs et ISE.

Aller à la pis­cine est un incon­tour­nable de l’é­té. Celle de Rou­baix a en plus l’a­van­tage de vous culti­ver sans vous obli­ger à arpen­ter son bas­sin en maillot de bain.

Perdre le fil avec Ise

C’est d’ailleurs dans les ves­tiaires de l’an­cien bas­sin art déco que les œuvres d’ISE ont pris leurs quar­tiers d’é­té. Isa­belle Cel­lier, de son vrai nom, est une plas­ti­cienne contem­po­raine du Nord qui a tra­vaillé sur la bro­de­rie en la fai­sant pas­ser de passe-temps arti­sa­nal alloué aux femmes à un art d’ex­pres­sion.

Du fil, du tex­tile, le Nord. Quand on connaît l’his­toire indus­trielle de Rou­baix, on se dit que la Bro­deuse d’i­mage comme on appelle encore ISE, devait for­cé­ment pas­ser par la Pis­cine à un moment ou un autre.

Brouillonner avec Briggs

Le sculp­teur bri­tan­nique bosse en France depuis un bon bout de temps main­te­nant et sa der­nière expo iti­né­rante vient faire escale à la Pis­cine cet été. Inti­tu­lée Brouillon géné­ral, elle est, comme son créa­teur, tota­le­ment aty­pique puisque ce der­nier voit la sculp­ture avant tout comme “un posi­tion­ne­ment his­to­rique”.

©Pis­cine

Adler, entre peinture et histoire

Aujourd’­hui presque tota­le­ment oublié, le peintre Jules Adler retrouve un peu de noto­rié­té ici à tra­vers cette rétros­pec­tive, le point d’orgue de la pro­gram­ma­tion esti­vale de la Pis­cine.

L’ex­po tem­po­raire retrace le par­cours du peintre dans la pein­ture comme dans la IIIe répu­blique. Les deux sont plus que liées puisque l’ar­tiste est un peu comme un Zola de la pein­ture avec une vision natu­ra­liste, au plus proche des classes ouvrières. Entre pho­to de famille, pein­tures, des­sins, on revit l’âge d’or de l’é­poque indus­trielle et les périodes de guerres du XXe.