L’expo de Biquini Wax joue les prolongations à Lille

Dans Culturons-nous, Lille
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Il existe une mai­son en plein milieu de Saint-So. Alors, non, elle n’est pas habitée. Enfin, ne l’é­tait pas. Jusqu’à ce que l’on remette les clés au col­lec­tif mex­i­cain Biqui­ni Wax EPS à la fin du mois d’avril. Ils y sont restés deux mois, pour créer. Et lorsque les artistes par­tent ? Et bien, les œuvres restent, jusqu’à la fin de l’été.

Biqui­ni Wax EPS, c’est un col­lec­tif venu de Mex­i­co qui expéri­mente dans l’art con­tem­po­rain, qui dis­cute de poésie et même d’é­conomie. Et lorsque Biqui­ni Wax EPS investît un lieu pour créer, ce n’est pas pour le faire à moitié. Leur lieu d’ex­po­si­tion devient leur lieu de vie, pour vous livr­er leur inter­pré­ta­tion de l’El­do­ra­do. Les voilà donc, d’avril à juin, dans la mai­son de la gare Saint-Sauveur, à laiss­er libre court à leur inspi­ra­tion.

“L’Eldorado est un acte et non un lieu.”

Le col­lec­tif ne voit pas en l’Eldo­ra­do un lieu de vie où il fait bon vivre. C’est un acte de créa­tion. Les “Dorilo­cos” et “Los Piedrosos” ont fait renaître l’or du roi Midas et la pierre philosophale de Nico­las Flamel Nicole Flamel (devenu femme pour eux), le tout dans un univers où les rit­uels sont iro­nisés.

©Thibaut Pel­lieux

Les artistes mex­i­cain sont donc repar­tis début juin. Mais si vous souhaitiez les voir en plein tra­vail, on a tout de même une solu­tion : des écrans dans la mai­son dif­fusent leurs moments de créa­tion. Et si vous avez peur de ne pas les recon­naître dans cette agi­ta­tion, leurs vis­ages sont même graf­fés sur les murs.

Si la gare Saint-Sauveur est tou­jours bien vis­i­ble depuis son adresse au 17 Boule­vard Jean-Bap­tiste Lebas, la mai­son Biqui­ni se trou­ve tout de suite à droite après le poste de sécu­rité, en libre accès du mer­cre­di au dimanche, de 14 heures à 19 heures. Et en sor­tant, les autres expos de Saint-So vous ten­dent les bras.