Le Métropole et le Majestic passent sous la bannière UGC

Dans Culturons-nous, Lille
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Avec l’ar­ri­vée de Pathé à Lille-Sud en 2020, les ciné­mas lil­lois vont voir un petit gros nou­veau débar­quer dans leur pay­sage. Du coup, tout ce petit monde se réor­ga­nise en amont.

Michel Ver­moe­sen. Ce nom ne vous dit peut être rien mais c’est lui le pro­prié­taire du Métro­pole de la rue des Ponts de Comines et du Majes­tic de la rue de Béthune. Du moins il l’é­tait. La Voix du Nord explique qu’il vient de céder (le 10 juillet) ses deux ciné­mas d’art et d’es­sai au groupe UGC qui devient donc le roi de la Toile dans le centre-ville de Lille.

Selon le quo­ti­dien, le groupe UGC aurait tro­qué son Palace de Cam­brai et les Lumières d’Ar­men­tières contre les deux cinés lil­lois. “Avec l’arrivée d’un nou­vel opé­ra­teur natio­nal sur Lille, pour main­te­nir éco­no­mi­que­ment une pro­gram­ma­tion favo­ri­sant la diver­si­té et la dif­fu­sion de ciné­ma­to­gra­phies rares, Michel Ver­moe­sen cher­chait le moyen de péren­ni­ser son action ‘‘Art et Essai’’ ini­tiée à Lille depuis plus de 30 ans”, détaille un com­mu­ni­qué du groupe. Bref : il fal­lait se pré­pa­rer à affron­ter l’ar­ri­vée immi­nente du gros Pathé sur le sol lil­lois.

Toujours de l’art, toujours de l’essai

Com­ment va muter la pro­gram­ma­tion du Majes­tic et du Métro­pole ? Elle devrait res­tée la même, Michel Ver­moe­sen en a même fait la pro­messe dans une inter­view à La Voix du Nord. Car s’il a cédé ses deux cinés d’art et d’es­sai, l’homme reste “aux com­mandes de la pro­gram­ma­tion”. “Ouf”, diront ceux qui aiment la diver­si­té ciné­ma­to­gra­phique.

Michel Ver­moe­sen explique éga­le­ment au jour­nal la rai­son de cet échange : “L’arrivée de Pathé aurait for­cé­ment obli­gé l’UGC à se repo­si­tion­ner sur l’art et essai et donc en tant qu’indépendant, nous aurions connu des dif­fi­cul­tés”.

En 2020, ce sera donc trois géants qui se dis­pu­te­ront la part du gâteau ciné­ma­to­gra­phique dans le coin : Pathé à Lille-Sud, UGC dans le centre et Kiné­po­lis (il ne faut quand même pas l’ou­blier) à Lomme.