[Top Cheffes] Lison & Hélène, du Boucan, renouvellent la cuisine de bistrot

Dans Food Porn, Lille
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On vous parle tout le temps de res­tau­rants qui ouvrent. Et on ren­contre sou­vent leurs chefs, pas­sion­nés et doués. Mais on pour­rait croire que la gent mas­cu­line squatte les cui­sines lil­loises en mode hégé­mo­nie totale. On a eu envie de mettre un peu de lumière sur les femmes cheffes, cet été. On conti­nue notre petit tour d’ho­ri­zon d’as­siettes avec Lison et Hélène, cheffes au Bou­can.

Au Bou­can, la cui­sine c’est une affaire de famille, et main­te­nant une his­toire de (trois) filles. On retrouve Marie, en salle, sa sœur Lison en pâtis­se­rie et pour le salé, leur cheffe, Hélène. Toute cette fémi­ni­té n’é­tait pas à la carte de l’ou­ver­ture : Marie et Lison recher­chaient même un homme comme chef pour mélan­ger un peu les genres. Mais Hélène a tout sim­ple­ment été “un coup de cœur”.

L’ambiance des cuisines

Les deux cheffes ont tou­jours bai­gné dans l’am­biance des cui­sines. Le père de Lison a tenu plu­sieurs bars dans Lille et dans la famille d’Hé­lène, c’est tout sim­ple­ment “natu­rel de cui­si­ner”. Sauf qu’elles sont toutes les deux par­ties dans d’autres direc­tions en deve­nant adulte : psy­cho à la fac pour Lison, une car­rière dans le social pour Hélène. “J’a­vais les moyens de pour­suivre des études supé­rieures”, explique Lison. Alors elle a ten­té, tout sim­ple­ment.

Mais le monde de la cui­sine les a vite rat­tra­pées puisque c’est là qu’elles “s’a­musent” le plus. Toutes les deux se sont recon­ver­ties en cours de route pour se tour­ner vers un CAP et acqué­rir les bases.

Mais Hélène et Lison s’en­tendent sur le fait que “ça reste un métier d’hommes”(…) sur­tout en bri­gade” d’a­près Hélène. Elle est res­tée trois semaines dans un gas­tro, par­tant sous le coup des remarques machistes, mais a beau­coup appris, par la suite, d’une ancienne maître de stage.

Même dans le monde la pâtis­se­rie répu­té plus fémi­nin, Lison a eu du mal à trou­ver un stage avant de tom­ber “sur un chef qui ne recru­tait que des nanas”, plus “minu­tieuses selon lui”.

Des légumes, du frais et sans déchet

Au Bou­can, elles forment un bon duo culi­naire. On retrouve, tous les midis, deux entrées et quatre plats à la carte. Un menu simple qui change régu­liè­re­ment. “Ça m’é­clate de créer une nou­velle carte presque chaque jour”, explique Hélène. Il y en a pour tous les goûts, les quatre plats ras­semblent même les vian­dards et les végés.

Et pour la touche sucrée finale on retrouve donc Lison. Elle vou­lait créer en s’a­mu­sant, “plus facile à faire dans cette ambiance bis­trot, […] pour trans­for­mer le pro­duit sans le gâcher”. Car ici, on pra­tique le zéro déchet, autant que pos­sible. Des plats tou­jours frais et de la région qui donnent bonne conscience.

Les cui­sines du Bou­can sont ouvertes du lun­di au ven­dre­di, au 11 place Jac­quard, à par­tir de 10 h 30 et jusque 18 h 30 le mer­cre­di, 23 h 30 le jeu­di et 23 h 45 le ven­dre­di. Pour faire pas­ser les week-ends de fer­me­ture, on vous laisse avec leur page Face­book.