Vas-y j’essaie, l’Insta inspirant de Candice, néo-écolo lilloise

Dans C'est green, Lille
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[Cet article a été écrit par Aurélie Vlietinck, étudiante à l’IESEG, dans le cadre d’un partenariat entre l’école et Vozer.]

Voilà l’intro de la page Instagram “Vas-y j’essaye” créée par Candice, co-fondatrice de La Biche et le Renard : “J’adore la viande, j’adore les fringues, j’adore les bains, mais vas-y j’essaye. Et j’essaie de vous donner envie de faire pareil sinon ça sert à rien”. Ce qu’elle essaye, c’est de vivre de manière un petit peu plus respectueuse de la nature.

Candice a 28 ans, vit à Lille, et a toujours adoré les fringues. Elle ne s’est jamais vraiment préoccupée de savoir où elles étaient fabriquées et, “comme les trois-quarts des filles”, elle accumulait les achats pour finir par se dire qu’elle n’avait plus rien à se mettre.

Jusqu’à il y a peu, elle mangeait de la viande “du supermarché”, des bâtonnets de crabe, et n’avait jamais rien eu contre les nuggets. Elle prenait des bains quand elle le pouvait, ne faisait pas le tri… Et voilà que Candice a une “prise de conscience” il y a un peu plus d’un an, après avoir regardé le documentaire “Cowspiracy” : “Je connaissais des vegans/végétariens, et je me suis toujours dit que c’était des gens qui ne voulaient pas faire de mal aux animaux. Après le film, j’ai enfin compris à quel point c’était bien plus que ça, qu’il fallait 1500 litres d’eau pour produire un seul foutu steak, que le gros problème avec toutes ces vaches, c’était l’élevage intensif.

Un second reportage achève de la convaincre : “Le plus important c’est le futur, c’est mes futurs enfants. Il faut bien que je consomme mieux si je veux leur transmettre le fait de sauver la planète, ou du moins de ne pas continuer à faire n’importe quoi. C’est dur pour nous parce qu’on a été élevés comme ça, mais je suis sûre que ça sera plus simple pour eux si on se comporte mieux dès leurs débuts.

Candice décide alors de “se bouger le cul”, et de partager son expérience, pour créer d’autres vocations. “Sauf que c’est toujours un peu “chiant” de parler de ces sujets là : vegan, écolo. Rien que le mot “écolo” est devenu super péjoratif, on dirait limite une insulte.” Elle se dit alors que son outil de communication préféré, Instagram, peut aussi être le meilleur canal pour sa nouvelle mission.

Instagram, c’est un truc que beaucoup de gens regardent tous les jours, alors si je peux apparaître dans le fil des stories des gens avec mes petits encouragements réguliers sans être trop chiante ou moralisatrice, ça sera déjà une belle victoire.

Depuis neuf mois, les changements sont là : Candice est devenue végétarienne, a appris un million de trucs, sa communauté s’agrandit et sa démarche a aussi eu un effet sur son bar-boutique La Biche et Le Renard. Des pailles en pâtes aux boissons aux objets vendus dans la boutique. Elle a d’ailleurs plein d’idées pour allier information et plaisir au travers de futurs événements.