[Roubaix Trop Forte] Ankama, un univers fantastique (très) étendu

Dans Culturons-nous, Geek

©Thibaut Pellieux

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Vous ne savez pas tout ce qui sort de Rou­baix. Anka­ma, c’est un stu­dio indé­pen­dant de pro­duc­tion de jeux vidéo, de films d’animation, une mai­son d’édition … Et en prime, c’est de chez nous. Retour sur cette suc­cess sto­ry aux briques rouges. 

Der­rière ce géant fran­çais se cachent trois potes, Antho­ny Roux, Camille Cha­fer et Emma­nuel Dar­ras. En 2001, ils forment à eux trois leur stu­dio : AN (Antho­ny), KA (Camille) et MA (Manu), ANKAMA. C’est à l’é­poque plus une agence de com’ spé­cia­li­sée dans le web qu’un repaire du jeu vidéo. Mais tout va très vite évo­luer, pour deve­nir (beau­coup, beau­coup) plus gros. 

Un univers, plusieurs plateformes 

Ils ont com­men­cé très fort, dès 2004, en créant Dofus. Le pre­mier MMORPG (jeu de rôle en ligne mul­ti­joueur) fran­çais qui a ras­sem­blé, depuis sa créa­tion, 80 mil­lions de comptes. Et en 2008, ils deviennent aus­si un stu­dio d’a­ni­ma­tion en co-pro­dui­sant, avec France Télé­vi­sions, Wak­fu. Une série qui se passe dans le Kros­moz (l’u­ni­vers fan­tas­tique du groupe), cent ans après Dofus.

Mai­son de l’u­ni­vers Dofus
©Thi­baut Pel­lieux

Ça leur per­met de poser les bases de leur stra­té­gie “trans­mé­dia”. Et la voi­là, la véri­table patte créa­tive d’An­ka­ma : au lieu de don­ner vie à leur uni­vers colo­ré sur un seul sup­port, le stu­dio rou­bai­sien le décline sur PC, mobile, à la télé et même au ciné et sur Netl­fix. 

L’é­quipe de créa­tion de Waven
©Thi­baut Pel­lieux

Créative, indépendante et roubaisienne 

Après avoir signé des contrats avec Net­flix ou d’autres grosses boites, on pour­rait s’at­tendre à un démé­na­ge­ment de la pépite rou­bai­sienne . Les rumeurs sont allées bon train pen­dant plu­sieurs années sur un poten­tiel départ vers le Cana­da par exemple. Mais l’en­tre­prise est tou­jours bien là, en plein cœur de la Plaine Images. Pour l’en­tre­prise, l’in­dé­pen­dance de leur bureau rou­bai­sien leur offre la “pos­si­bi­li­té de faire des erreurs, voir jusqu’où il est pos­sible d’aller, et de créer quelque chose de nou­veau”. 

Aujourd’­hui, les stu­dios d’An­ka­ma comptent 250 employés créa­tifs, qui concur­rencent les plus gros stu­dios d’a­ni­ma­tion amé­ri­cains ou japo­nais. Mal­gré le départ d’un des trois fon­da­teurs en 2012, ils conti­nuent de gran­dir, et pré­parent l’ar­ri­vée de leur nou­veau jeu : Waven.

Tou­jours en free to play, vous pour­rez cette fois com­men­cer une par­tie (plus courte) sur smart­phone et la finir sur PC, en 2D et en 3D. Une nou­veau­té qui devrait plaire aux nou­veaux joueurs mais pas que. Les fans de la pre­mière heure, qui n’ont plus le même temps à consa­crer à leurs par­ties, devraient aus­si trou­ver leur compte. La ver­sion alpha est sor­tie depuis mars, ne reste plus qu’à attendre la sor­tie offi­cielle encore incon­nue.