Fauché mais ZD ? Ce n’est pas plus cher de moins jeter

Dans C'est green, Lille
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Vous aussi vous avez remarqué que l’environnement déconne un max par notre faute ? Vous vous dites alors qu’il serait peut-être sympa de réduire votre empreinte sur la planète à son strict minimum. Mais comme beaucoup de gens, vous pensez que passer au zéro déchet, c’est un truc de riches bobos. On se permet de vous démentir en plusieurs points.

Le vrac, ce n’est pas plus cher

N’allez pas croire que vous êtes obligés d’aller dans des magasins bio et spécialisés – globalement chers – pour pratiquer le vrac. Parce que la technique consiste tout simplement à refuser les emballages. Du coup, un tote bag et un petit sac à vrac (un sac en tissu de petite taille, qui tient dans un sac ou une poche), est largement suffisant pour commencer. Et au marché, à la boulangerie, chez les commerçants, il suffit de dire “non merci” ou de tendre votre contenant. Et voilà, vous pratiquez le vrac, félicitations. Sinon, la chouette asso Zéro Waste Lille met régulièrement à jour sa carte du zéro déchet. Il y a plus de 200 points, autant de preuves que le zéro déchet se pratique un peu partout.

La lessive coûte moins cher quand on la fait soi-même

Ça ne prend pas longtemps, les ingrédients se trouvent très facilement dans le commerce, et ça dure des semaines. On vous conseille aussi de vous rencarder sur la manière dont on fabrique soi-même son liquide vaisselle, c’est le même délire. Sinon, vous connaissez le prix du vinaigre blanc ? Aux environs de 99 centimes le litre. Et ça remplace quasiment tout dans les produits de nettoyage. La prochaine fois que vous mangez une orange ou une mandarine, mettez leur peau dans votre bouteille de vinaigre. Magie, votre vinaigre sent les agrumes.

Le compost, c’est possible partout

On vous voit, dans votre studio sans balcon de Vauban ou Wazemmes. Lille déploie depuis plusieurs années des composteurs publics dans les quartiers. C’est à dire que vous pouvez vous réserver un petit contenant fermé hermétiquement dans votre cuisine que vous irez vider au coin de la rue d’à côté quand vous sortez vos poubelles. Sinon, il y a la solution du lombricomposteur, mais il ne faut pas craindre les petits vers à l’oeuvre, ou celle du simple composteur maison si vous avez un petit extérieur : une poubelle en plastique ou en fer trouée sur les côtés et en dessous, une coupelle pour récupérer le jus (miam, du bon fertilisant pour votre basilic moribond) et un bâton pour remuer de temps en temps. Voilà, c’est tout.

Le zéro déchet, c’est de la récup’ et de la débrouille

L’idée, tout de même, du zéro déchet, c’est de réduire sa consommation, et d’utiliser ce qui n’est pas cassé, ce qui est déjà là, au lieu de racheter en permanence les mêmes choses. Et figurez-vous que l’un des autres temples du zéro déchet – après le marché – reste tout de même les braderies (il se passe quoi, la semaine prochaine, déjà ?), brocantes, antiquaires, et autres lieux où la seconde main est reine. On vous donne, au débotté, quelques bonnes adresses :

  • Tout le centre de Lille les 31 août et 1er septembre prochain. Ouais.
  • Le Village des antiquaires à Saint-André, qui consacre un entrepôt entier à la brocante vraiment pas chère. Et en plus, la buvette est super sympa (et tout le mobilier y est aussi à vendre).
  • Tipimi, plateforme en ligne d’origine Fivoise qui propose du prêt ou location de matériel de toutes sortes entre particuliers (pour ne pas avoir à acheter une perceuse si on en a juste besoin une fois).
  • Campus Market, qui récupère les meubles des étudiants sur le départ et les revend aux étudiants qui arrivent lors d’une grande vente à l’université catholique le 5 septembre.
  • Les Repair Cafés, organisés régulièrement dans la métropole lilloise, qui vous permettent de réparer ce qui peut l’être. L’Objetothèque, siège de Tipimi, située au début de la rue Pierre-Legrand à Fives, fait aussi repair café.

Ça, c’était pour la base, pour bien commencer. Pas la peine de tout faire d’un coup, ni de tout faire non plus, il n’y a pas de règle. On voulait juste vous montrer qu’il est possible de se lancer dans cette grande aventure sans un kopec, et qu’à Lille, tout un tas de gens partagent la même ambition.

Et ne nous lancez pas sur les éponges tawashi, on est intarissables.