Après le succès de la Braderie, le Privilège va continuer son “fill the bottle challenge”

Dans C'est green, Lille
Scroll par là

La nouvelle a fait le tour de la Braderie en quelques heures : depuis samedi, le bar de la rue Royale propose une boisson en échange d’une bouteille remplie de mégots. Face à l’engouement, Guillaume le gérant, veut pérenniser le concept.

Surpris, ému et forcément un peu fier de cette jeunesse.” Voilà comment Guillaume s’est senti quand il a fait le bilan de son week-end de Braderie. Déjà, parce que cette édition était bien cool mais surtout parce que son idée d’offrir une boisson contre une bouteille remplie de mégots a plus que bien marché.

On a deux sacs de 100 litres pleins à craquer et un troisième qui commence à bien se remplir, détaille-t-il. Encore tout à l’heure, j’ai vu passé quatre jeunes qui avait récupéré une bouteille dans la poubelle d’à côté pour la remplir : pourquoi j’arrêterai ce mouvement ?

Le bar en a récupérer des dizaines comme ça depuis samedi dernier.

Le Privilège n’a pas inventé le fill the bottle challenge, ni l’échange contre une boisson. Mais Guillaume ne regrette pas une seconde de l’avoir copié et lancé à Lille. “C’est l’un de mes collègues qui sait que je suis de plus en plus adepte des alternatives écolos pour le bar qui m’en a parlé cet été. Un bar a Barcelone offrait une bière contre une bouteille remplie de mégots pour éviter de les retrouver sur la plage. Ça m’a parlé directement“.

Jusqu’à décembre (au moins)

Le temps de bosser la comm’, la Braderie était là. “Ce n’était pas fait exprès mais avouez que ça tombait à pic vu les déchets qu’on produit en un week-end. Un petit geste écolo n’était pas de trop.” Quand on sait qu’un seul mégot peut contaminer 500 litres d’eau, c’est sûr que ça fait réfléchir deux fois avant de jeter le sien.

Et à ceux qui retourneraient le principe pour l’accuser de promouvoir l’alcool, Guillaume fait juste remarquer que “ça marche aussi avec les softs“. Mieux, le gérant peut continuer le dispositif puisque son brasseur l’aide dans cette démarche en offrant la moitié des verres offerts (houblonnés ou non). “Et certains viennent juste déposer les bouteilles sans rien demander en retour.

Que va donc faire le bar de tous ces mégots ? Pour l’instant, ils sont stockés avant de partir vivre une nouvelle vie de fibre plastique grâce au recyclage via TchaoMégot (on vous en reparle très vite d’ailleurs).

Tout est donc prêt pour continuer à récolter les bouteilles qui sentent le tabac froid “au moins jusque fin décembre. On verra si on prolonge pour 2020“, conclut Guillaume avec le sourire (et plein de nouvelles idées en tête).