La Virgule, l’écobagagerie qui recycle les kayaks en sacs

Dans C'est green, Lille
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L’upcy­cling à Lille a de beaux jours devant lui. La preuve avec La Vir­gule : une toute jeune start-up créée par trois Lil­lois qui vont récu­pé­rer les vieux kayaks gon­flables de Décath’ pour en faire des sacs à dos et des pochettes d’or­di.

Trans­for­mer un vieux kayak tout dégon­flé en sac à dos, cer­tains pour­raient trou­ver ça fou alors que c’est juste du bon sens pour d’autres. Pour Benoît, Mat­thias et Maxime, c’est car­ré­ment deve­nu une recon­ver­sion pro­fes­sion­nelle.

Petit retour en arrière : il y a encore deux ans, Benoît, Lil­lois d’o­ri­gine, bos­sait encore à Hen­daye comme ingé­nieur pour Décath­lon. “Je com­men­çais à avoir des envies entre­pre­neu­riat, raconte-t-il. Et quand j’ai vu la nou­velle mise en place des retours de pro­duits défec­tueux dans l’en­tre­prise, j’ai com­men­cé à cher­cher un moyen de les réem­ployer.”

Trois hommes et un sac à dos

Dans le Sud-Ouest, Benoît voit sur­tout reve­nir des pro­duits nau­tiques, dont les fameux kayaks gon­flables Iti­wit (marque made in Décath’). “Ce sont des pro­duits à 300€ qui, parce que défec­tueux, étaient tout sim­ple­ment détruits.” Ins­pi­ré par son copain de La Vie est Belt, le jeune ingé­nieur se lance alors un défi : trans­for­mer un kayak en sac à dos, son pro­duit fétiche.

Pour ça, il apprend à coudre et va sur­tout se faire aider par son pote Mat­thias, desi­gner chez Décath­lon aus­si. C’est lui qui a bos­sé tout l’é­té 2018 sur le desi­gn du pro­to­type du sac à dos fait à 98% à par­tir du fameux kayak dégon­flé. Le duo est deve­nu un trio quand Maxime, étu­diant de l’ED­HEC, a rejoint le pro­jet de la Vir­gule.

Ah, pour­quoi La Vir­gule ? Parce que jus­te­ment, au lieu de mettre un point final à une his­toire, la vir­gule marque juste une pause. Et il faut bien en pla­cer une entre la pre­mière vie d’un kayak et sa seconde en sac à dos.

Trois sacs pour un kayak

Pour ce qui est de la matière, ce n’est pas bien com­pli­qué : Décath’ accepte de don­ner ses vieux kayaks et, en échange, La Vir­gule s’en­gage à venir les récu­pé­rer à Lille où ils sont tous envoyés et à les trans­for­mer.

Avec un seul kayak, trois sacs à dos peuvent voir le jour. “On vou­lait que ce soit pro­duit beau, tech­nique mais aus­si acces­sible”, note Benoît. Une chose pas évi­dente quand on veut faire du made in France. Car si l’en­tre­pre­neur lil­lois a cou­su les pre­miers pro­to­types, il a ensuite délé­gué ça à un ESAT calai­sien, l’A­te­lier du Détroit.

Pour que le prix ne grimpe pas au delà des 200€, on a fait le choix de ne pas le vendre en bou­tique”, explique Benoît. Comp­tez donc 140€ le sac et 45€ la pochette. 155 pro­duits ont déjà été ache­tés lors de la cam­pagne de crowd­foun­ding et les choses sérieuses viennent démar­rer côté pro­duc­tion. Le site inter­net devrait être opé­ra­tion­nel d’i­ci novembre pour les com­mandes

Vous pour­rez donc offrir pour Noël à votre fran­gin un super sac étanche, confor­table et ultra pra­tique pour aller à la fac à vélo ou se faire une petite ran­do dans les Ardennes belges.

On vous laisse avec un lien vers leur compte Ins­ta pour suivre leur actu upcy­clée.