Petites Luxures expose ses dessins sensuels aux jeux de mots subtils à l’Acid Gallery

Dans Culturons-nous, Lille
Scroll par là

Vous faites peut-être par­tie du mil­lion d’a­bon­nés qui suivent Simon, A.K.A. Petites Luxures sur Ins­ta­gram. Depuis 2014, cet ancien gra­phiste pari­sien esquisse et détourne avec déli­ca­tesse et éro­tisme des expres­sions en des­sins sug­ges­tifs. Il expose pour la pre­mière fois à Lille jusque fin novembre à l’Acid Gal­le­ry du Vieux-Lille.

C’est ma pre­mière expo fran­çaise en solo, et ça me plaît que ce soit à Lille”. Si Simon Fran­kart se sent par­ti­cu­liè­re­ment à l’aise par chez nous (alors qu’il expose déjà à New-York, Ibi­za et bien­tôt San Fran­cis­co), c’est parce qu’il a des potes dans le coin. “Quand Eric de l’A­cid Gal­le­ry m’a appe­lé, je venais de cre­ver à Marcq-en-Baroeul”, raconte-t-il tout sou­riant.

Le len­de­main, on se ren­con­trait et le fee­ling est pas­sé direc­te­ment. Je n’en reve­nais pas moi même, ajoute de son côté Eric Dele­court. Et nous voi­là à bos­ser ensemble de la plus simple des manières.” Depuis same­di, dans sa gale­rie du Vieux-Lille, on donc peut admi­rer sur toiles, sur ska­te­boards ou enca­drées, les des­sins intimes et bien tour­nés de Simon.

Il y a encore cinq ans, ce der­nier était un gra­phiste digi­tal qui des­si­nait à côté pour le plai­sir. “Petites Luxures, ça vient de trois jours de fièvre en 2014, confie Simon. J’é­tais grip­pé et je des­si­nais une pin-up, comme ça, entre plai­sir et ennui. Sauf que je me suis endor­mi en cours de route. Quand je me suis réveillé, j’a­vais ce des­sin inache­vé entre les mains.”

Un des­sin inache­vé mais pas dénué d’in­té­rêt. Simon va lui ajou­ter des mots et de l’é­ro­tisme. Voi­là les trois piliers qui font le suc­cès de Petites Luxures réunis. C’est via Ins­ta­gram que l’en­goue­ment va prendre pour “cette vie quo­ti­dienne avec une pointe de cul”, plai­sante Simon qui met un point d’hon­neur à res­ter “sug­ges­tif mais pas vul­gaire”. “Je veux gar­der un des­sin raf­fi­né qui reste de bon goût”.

Pour sor­tir d’Ins­ta­gram et aller admi­rer IRL les œuvres de Simon, il suf­fit de se rendre à l’A­cid Gal­le­ry jus­qu’au 30 novembre (pour l’ins­tant). Ça se trouve au 11 rue de la col­lé­giale et c’est ouvert du mer­cre­di au same­di de 11 heures à 19 heures.