Chez les Convives du Vieux-Lille, on veut rendre sexy la cuisine de mamie

Dans Food Porn, Lille
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Cet été, l’an­cien Tam­per II de la rue Saint-André s’est trans­for­mé en res­to sans chi­chi mais avec plein de gour­man­dise. Ça s’ap­pelle les Convives et c’est tenu par trois potes amou­reux de la cui­sine et de la convi­via­li­té, dans la salle comme dans l’as­siette.

C’est quand la der­nière fois que vous avez man­gé une bonne blan­quette de veau ?” Quand Gaul­tier, l’un des trois Convives, nous pose cette ques­tion, on a direct la blan­quette de notre maman en tête. La car­bon­nade ? Celle de notre mamie bien évi­dem­ment. “Et bien voi­là, nous on vou­lait ça : un res­to où on a l’im­pres­sion de venir man­ger dans la famille ou chez des potes. Pour y dégus­té un plat tra­di’, remis au goût du jour”, résume Gaul­tier.

Ça veut dire que chez les Convives, il n’y a pas de nappes, pas de ser­vice guin­dé et on peut com­man­der une mar­mite de nava­rin de veau dépo­sée sur la table pour la par­ta­ger avec l’a­mi qui nous accom­pagne.

Hey sexy mamie !

Créer un cli­mat de convi­via­li­té où tout est simple et bon, c’est de là que sont par­tis Rémi et Gaul­tier, amis depuis six ans, pour mon­ter leur res­to. À l’é­poque de leur ren­contre, le pre­mier est res­pon­sable de bar, le second client du bar. Et de quoi parlent-ils au comp­toir ? De bouffe bien évi­dem­ment. “On est des pas­sion­nés, on a ça dans le sang”, explique Rémi.

Les potes com­mencent à ima­gi­ner ce que pour­rait être le futur res­to qu’ils mon­te­raient ensemble. “Au début, on se voyait plu­tôt sur une res­tau­ra­tion le midi dans une zone indus­trielle et une clien­tèle de bureau”, se sou­vient le duo. Sauf que le hasard fai­sant très sou­vent bien les choses, Gaul­tier et Rémi, qui connaissent les gérants du Tam­per, apprennent que ces der­niers vendent leur numé­ro 2, celui de la rue Saint-André.

Et là, tout s’en­chaîne : le local leur plaît, ils changent un brin leur concept de départ sans perdre les valeurs qu’ils vou­laient à tout prix y ins­tau­rer : la convi­via­li­té sans chi­chi avec des plats gour­mands et des pro­duits de qua­li­té.

Pour expli­quer l’ar­ri­vée d’An­to­nin, le chef et troi­sième membre du trio, la légende veut que Rémi l’ai ren­con­tré à la sor­tie d’un bar, il y a un an, sur cette dis­cus­sion :

“- Rah la la la, je cherche un chef…
- Bah moi je suis chef !”

Voi­là com­ment est née la “tri­force” des convives, cha­cun étant com­plé­men­taire des deux autres.

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En cui­sine, Anto­nin est un amou­reux du pro­duit avant tout. “J’ai fait mes armes dans le gas­tro avant d’al­ler me res­sour­cer en enchaî­nant les sai­sons. C’est là que j’ai décou­vert l’a­mour et le res­pect du pro­duit.“ ‘

Dans ses trois mar­mites, le jeune chef revi­site des plats tra­di­tion­nels avec des pro­duits de sai­son et de qua­li­té qu’il a déni­chés par-ci par-là. “Atten­tion, on revi­site mais on fait du tra­di’ comme il doit être fait, sans tri­che­rie”, pré­cise-t-il. D’ailleurs, quand une mar­mite débarque sur votre table, il l’a dres­sée à l’in­té­rieur.

Il peut aus­si vous ser­vir à l’as­siette bien évi­dem­ment comme le reste de la carte du soir qui change toutes les sai­sons.

Ah et il y a aus­si de petites tue­ries en des­ser.

Pour le midi, ça change tous les jours. “On a déjà des habi­tués qui tra­vaillent dans le coin et pour qui le res­to est deve­nu leur can­tine, explique Rémi. Ça tient aus­si au fait qu’on soit cool tout en res­tant pro.” “Et qu’on reste abor­dable”, rajoute Gaul­tier.

Un bon dosage qui marche puis­qu’on vous conseille quand même de réser­ver pour aller y pas­ser un bon moment et un bon repas. Ah et deman­dez à Rémi de vous racon­ter sa blague sur le che­val, pro­mis ça vaut son pesant d’or de sel.

Les Convives, c’est au 18 rue Saint-André et c’est ouvert du mar­di au same­di, midi et soir. Ils mettent tous les plats du jours sur leur page Face­book ou en sto­ry sur Ins­ta.