Comment roule Tayo, l’appli’ lilloise qui vous ramène (avec votre caisse) chez vous ?

Dans Lille, Transport
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Fini le pierre-feuille-ciseaux pour défi­nir qui sera Sam à la fin de la soi­rée. Avec l’ap­pli­ca­tion Tayo créée par deux Lil­lois, vous pou­vez main­te­nant choi­sir de don­ner vos clés à un chauf­feur qui vous recon­dui­ra chez vous en toute sécu­ri­té, sans avoir à vous bou­ger les miches pour récu­pé­rer votre bagnole le len­de­main.

C’est quoi Tayo ?

Tayo, c’est un ser­vice de rac­com­pa­gne­ment en voi­ture créé par deux tren­te­naires, Sami et Joce­lyn au cœur d’Eu­ra­Tech’. Sauf qu’au lieu de mon­ter dans la voi­ture d’un chauf­feur, c’est le chauf­feur qui monte dans votre voi­ture pour vous rame­ner chez vous sain et sauf, ain­si que vos potes. “J’ai per­du un ami dans un acci­dent de voi­ture parce qu’il avait repris le volant après une soi­rée bien arro­sée, raconte Sami. Le pro­blème avec les VTC habi­tuels quand on est véhi­cu­lé, c’est qu’il faut retour­ner cher­cher sa voi­ture le len­de­main. Résul­tat, beau­coup de gens, alors qu’ils ne sont pas en état de conduire, décident de prendre le volant et risquent leur vie et celles des autres conduc­teurs.

Comment ça marche roule ?

Pour accé­der au ser­vice, il faut rem­plir quatre condi­tions :

  • avoir une voi­ture (obvioul­sy)
  • être assu­ré,
  • avoir fait son der­nier contrôle tech­nique dans les deux der­nières années si le véhi­cule a plus de quatre ans
  • habi­ter dans la métro­pole lil­loise.

Pour l’ins­tant, nous agis­sons sur Lille et l’ag­glo­mé­ra­tion avec l’aide d’un peu plus de quatre-vingt chauf­feurs. Ce sont eux qui défi­nissent leur péri­mètre d’ac­tion”, explique Sami.

Si tout est en règle, vous pour­rez faire appel à un chauf­feur, mais pré­voyez le coup une heure à l’a­vance. “Le ser­vice immé­diat n’est pas gérable donc il faut réser­ver pour ne pas avoir à poi­reau­ter une demi-heure alors que la soi­rée est finie”, ajoute-t-il.

Une fois le chauf­feur arri­vé, il prend des pho­tos du véhi­cule pour prou­ver son état avant la course (si si on vous assure, la rayure sur la por­tière était déjà là), et vous ramène chez vous pen­dant que vous chan­tez encore Macum­ba avec vos amis à l’ar­rière.

Pour qu’ils ne squattent pas votre cana­pé, ils peuvent eux-aus­si être rac­com­pa­gnés chez eux. Il suf­fit alors d’a­jou­ter des arrêts sup­plé­men­taires à la course.

Qui sont les drivers ?

On se doute que confier les clés de sa bagnole à un incon­nu n’est pas évident. Du coup, les dri­vers de chez Tayo doivent rem­plir eux-aus­si un bon nombre de cri­tères. Ce sont tous des auto-entre­pre­neurs avec au moins 3 ans de per­mis, la tota­li­té de leurs points, aucun acci­dent res­pon­sable à leur actif et un casier judi­ciaire vierge.

Comment se déplacent les drivers du coup ?

Pour venir au point de ren­dez-vous et repar­tir après la course, le chauf­feur a le choix de se débrouiller seul (trot­ti­nette, vélo, trans­ports en com­mun) ou avec l’aide d’un binôme. Ce binôme qui est un dri­ver +1, va récu­pé­rer le conduc­teur en voi­ture, scoo­ter ou moto.

Bon, niveau éco­lo­gie, on a connu mieux, c’est sûr. “On sait que ce n’est pas très éco­lo, mais on n’a pas (encore) les moyens d’a­che­ter des voi­tures élec­triques et de toute façon, même ça, ça pol­lue. Là ce qui nous tient à cœur c’est de sau­ver des vies”, plaide le créa­teur.

Combien ça coûte ?

Tayo cal­cule la course à la minute (1€/min) avec 1€ de frais de départ et 20 cen­times de frais d’é­tapes sup­plé­men­taires (si vous devez dépo­ser vos potes). “Contrai­re­ment aux autres VTC, nous ne fac­tu­rons pas plus en cas de fortes demandes le soir et le week-end. Du moins pour l’ins­tant.

Pour plus d’in­fos, ren­dez-vous sur le site de Tayo ou sur la page Face­book. L’ap­pli­ca­tion est gra­tuite et est à télé­char­ger ici sur IOS et là pour Androïd.