Au Club des Fringues, venez troquer les vêtements que vous ne portez plus

Dans C'est green, Ch'est bieau, Lille
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On ne porte, en moyenne que 30% des vête­ments de son dres­sing. C’est pas nous qui le disons, c’est une étude. Alors pour évi­ter de lais­ser vos fringues se défraî­chir dans votre pla­card, pour­quoi ne pas les échan­ger ? C’est le concept du Club des Fringues qui vient d’ou­vrir au 268 rue Natio­nale, à Lille.

Pour que cha­cun puisse limi­ter sa consom­ma­tion de fringues neuves et son impact envi­ron­ne­men­tal, Auré­lie, 32 ans, a ima­gi­né Le Club des Fringues, une bou­tique un peu expé­ri­men­tale où la mon­naie d’é­change, ce sont les fringues.

Avant, j’é­tais une consom­ma­trice quel­conque, explique la Lil­loise. Mon père m’ap­pe­lait “L’A­sos addict”. Après cinq ans pas­sés à Shan­ghaï pour son bou­lot dans la ges­tion de pro­jet, elle rentre en France, avec une prise de conscience et l’en­vie de moins et mieux consom­mer.

En 2017, elle rejoint l’as­so Zéro Waste Lille, et fait “son che­mi­ne­ment jus­qu’à la tran­si­tion éco­lo­gique” et le mini­ma­lisme. Après un pas­sage par la case rup­ture conven­tion­nelle, elle se lance dans quelque chose “qui a du sens” et com­mence à bos­ser, avec deux autres per­sonnes, sur le retour de la consigne dans le coin.

Comme elle aime la mode, elle décide de se rajou­ter un peu de taf sup­plé­men­taire et de créer Le Club des Fringues, sur le modèle du Shwap Club, qui fait la même chose à Mont­réal. “J’ai un pro­verbe, c’est ‘On regrette rare­ment d’a­voir osé, mais tou­jours de ne pas avoir essayer’ ”, explique la boss du lieu, qui invite à “chal­len­ger ses pos­ses­sions”.

Les fringues comme monnaie d’échange

Concrè­te­ment, c’est ultra simple. Vous venez au Club des Fringues avec les vête­ments que vous avez à échan­ger. Une fois entré(e) dans la bou­tique, Auré­lie réa­lise un check up com­plet de vos pos­ses­sions et valide (ou pas) ce que vous avez rame­né. “Je prends des vête­ments propres, en très bon état, contem­po­rains et sus­cep­tibles d’in­té­res­ser les clients”, explique-t-elle. Tra­duc­tion : pas la peine de vider la garde-robe de Mémé ou de rame­ner des fringues d’il y a quatre sai­sons.

Quand c’est vali­dé, par la boss, il faut payer un petit droit d’en­trée à Auré­lie, pour qu’elle puisse quand même faire tour­ner sa bou­tique. Entre 3€ et 8€ selon le nombre de vête­ments qu’elle récu­père, et c’est max 5 fringues par visite. Après, vous n’a­vez plus qu’à faire votre shop­ping. Un vête­ment adulte don­né = un vête­ment adulte récu­pé­ré, peu importe ce que c’est. Vous pou­vez rame­ner un tee-shirt et repar­tir avec un man­teau, ou échan­ger un jean contre un sac ou une paire de chaus­sures. Simple comme bon­jour.

Ceci n’est pas une fri­pe­rie, mais une bou­tique d’é­change de vête­ments ! Notre mis­sion c’est de mettre à dis­po­si­tion…

Publiée par Le Club des Fringues sur Ven­dre­di 25 octobre 2019

Par­lons peu, par­lons fripes. Il y en a pour les femmes et pour les hommes. Ça va du 36 au 42, avec quelques pièces en 44 pour les femmes, et du S au XL pour les hommes. Côté marque, on peut tom­ber sur du Man­go, Camaïeu, Tara Jar­mon, Napa­pi­j­ri ou Levi’s…

Si vous ne trou­vez pas chaus­sure à votre pied tout de suite, vous avez un mois pour reve­nir et trou­ver la fringue de vos rêves. C’est aus­si simple que ça. Ah et si jamais vos fringues sont trop abî­mées ou démo­dées, vous pou­vez quand même les lais­ser à Auré­lie, qui ira les dépo­ser à une asso pour vous : “J’en ai déjà trois sacs”.

Si vous avez envie d’al­ler échan­ger au Club des Fringues, situé au 268 rue natio­nale à Lille, c’est pos­sible le mer­cre­di de 17 heures jus­qu’à 20 heures. À par­tir de fin novembre, vous pour­rez aus­si venir les ven­dre­dis de 17 heures à 20 heures et les same­dis de 9 heures à midi. Auré­lie prend la carte bleue et les espèces et vous en dit plus sur Face­book et Ins­ta­gram.