Les vins ch’tis vont (enfin) être commercialisés

Dans Chill, Lille

PHOTO @PHILIPPE PAUCHET LA VOIX DU NORD

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Terre bras­si­cole et main­te­nant viti­cole. Déci­dé­ment, notre côté chau­vin ne va pas se cal­mer avec tout ça. Du côté de Bruay et de Valen­ciennes, de belles vignes poussent et donnent du (bon) vin depuis plu­sieurs années. Leur com­mer­cia­li­sa­tion démarrent enfin à la fin du mois.

Vous voyez nos beaux ter­rils ? Et bien sur celui d’Hailli­court, dans le Bruyai­sis, on y a plan­té de belles vignes qui pro­duisent depuis 2013 du Char­don­nay. Et du bon si on en croit ceux qui le dégustent à chaque mise en bou­teille. Sauf que vous et moi ne pou­vions pas encore en ache­ter pour se la péter devant nos potes de Bor­deaux en appré­cier les saveurs.

Pour­quoi ? Parce “qu’a­vant 2016, pro­duire et vendre du vin était uni­que­ment auto­ri­sé dans les régions viti­coles”, explique La Voix du Nord. Bon, chez nous, on est tra­di­tion­nel­le­ment plus forts en hou­blon qu’en rai­sin. Mais ça, c’é­tait avant que l’Eu­rope ne viennent allé­ger la régle­men­ta­tion en vigueur.

From houblon to wine

Du coup, voi­là que le mil­lé­sime 2018 Char­bon­nay (+1 pour le nom) des ter­rils d’Hailli­court va pou­voir être ven­du à par­tir du 29 novembre chez quelques cavistes, dont un à Lille (Les vins d’Au­ré­lien, rue Jean-Sans-Peur). Bon, on vous pré­vient, il y a un mini-ascen­seur émo­tion­nel à cette douce annonce : toutes les bou­teilles de ce vin blanc des ter­rils sont déjà réser­vées d’a­près La Voix du Nord qui indique aus­si son prix : 70€.

La bonne nou­velle, c’est donc que vous pou­vez déjà pré­voir le coup pour l’an­née pro­chaine. L’autre good news, c’est que le Valen­cien­nois a lui aus­si des vignes et que le pro­duc­teur a aus­si réus­si à décro­cher l’au­to­ri­sa­tion pour com­mer­cia­li­ser ses “11 000 bou­teilles de blanc (cuvée Wat­teau), de rosé (cuvée de la val­lée du cygne) et même de rouge (cuvée des Den­tel­lières, en pinot noir)”, détaille le quo­ti­dien. Direc­tion les caves et res­tos de la région.

On n’est clai­re­ment pas la région la plus viti­cole qui soit encore. Mais s’il y a des bras­seurs dans le Bor­de­lais, pour­quoi n’au­rait-on pas de viti­cul­teurs ch’tis ?