Renouveler sa garde-robe pour trois fois rien, c’est possible chez Greendy Pact

Dans C'est green, Chill, Lille
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Un p’tit nou­veau va bien­tôt faire son appa­ri­tion dans la rue Pierre-Mau­roy à Lille. Green­dy Pact, c’est son nom, pro­pose de venir échan­ger les vête­ments que vous ne por­tez plus. Une bonne manière de renou­ve­ler votre garde-robe sans avoir à ache­ter de nou­velles fringues, ni faire du mal à la pla­nète. Simple et effi­cace.

On a tous dans notre garde-robe des fringues qu’on ne porte jamais ou qui ne nous servent qu’une fois par an (cou­cou les robes en mode boule dis­co). Pour lut­ter contre ce phé­no­mène, qui s’ap­pa­rente un peu à du gâchis ves­ti­men­taire, Camille, une jeune entre­pre­neuse de 31 ans, a lan­cé sa boîte : Green­dy Pact.

C’est un ser­vice d’é­changes de vête­ments de seconde mains entre des par­ti­cu­liers. “Ça per­met de renou­ve­ler son dres­sing sans avoir à ache­ter ni à vendre, explique Camille. C’est une alter­na­tive durable, éco­lo­gique et sans contrainte, contrai­re­ment à par exemple, Vin­ted ou Lebon­coin, qui prennent du temps.”

Du coup, Camille s’est dit qu’elle tenait quelque chose. Elle a été incu­bée à Blan­che­maille, ce qui lui a per­mis de se lan­cer dans les meilleures condi­tions. Green­dy Pact s’ins­tal­le­ra bien­tôt en plein centre-ville, dans la rue Pierre-Mau­roy, pour être exact. “Si on veut faire un achat com­pul­sif d’un vête­ment neuf, on pour­ra com­bler ce “besoin” grâce à la seconde main et l’é­change”, explique la boss.

Et on fait tourner les serviettes fringues

Concrè­te­ment, ça va plu­tôt être très simple. Pour l’ins­tant, vous ne pou­vez échan­ger que des vête­ments pour femme ou pour bébé (0–3 ans) chez Green­dy Pact. Vous venez avec ceux que vous ne vou­lez plus. Camille les exa­mine et vous dit s’ils sont in ou s’ils sont out. L’ob­jec­tif, c’est de pro­po­ser des vête­ments encore por­tables. Ils doivent être en bon état, propres, repas­sés, dans l’ère du temps et de sai­son. Le genre de fringues qu’on n’au­rait pas honte de prê­ter à une copine. Vous voi­là pré­ve­nus.

Là-bas, tous les échanges se feront à l’aide d’une mon­naie vir­tuelle : les green­dies. Chaque vête­ment aura une valeur : 0.5 green­dy pour un vête­ment bébé, 1 green­dy pour un vête­ment femme et 3 green­dies pour un man­teau femme. Une fois votre mon­naie vir­tuelle en poche, go faire du shop­ping res­pon­sable.

Il faut choi­sir un pass pour vous rendre dans la bou­tique. Parce que vous ne payez pas pour vos vête­ments à pro­pre­ment par­ler, mais vous payez tout de même pour l’ac­cès au lieu, qui vous per­met­tra de faire des échanges. Du coup, Camille a ima­gi­né trois pass :

  • Le one shot : sur une jour­née, vous pou­vez échan­ger jus­qu’à dix vête­ments, pour 16€.
  • Le pass mois : vous pou­vez échan­ger dix vête­ments pen­dant un mois, pour 22€.
  • Le very green pass : pour venir échan­ger vingt vête­ments à la fois, en illi­mi­té, pen­dant un an, pour 144€.

Atten­tion, si vous pre­nez le one shot, c’est aujourd’­hui ou jamais, il faut uti­li­ser vos green­dies le jour même. Mais si vous ne trou­vez rien, vous pour­rez en faire don. Camille va créer une cagnotte de green­dies : “Quand j’en aurais un cer­tain nombre, je ferai des dons de vête­ments aux asso­cia­tions ou je les remet­trai dans le cycle de la mode cir­cu­laire, pour qu’ils soient modi­fiés ou trans­for­més”, explique-t-elle.

Crowdfunding qui pèse dans le game

Des idées comme celle-ci, l’an­cienne com­mu­ni­cante en a plein. Mais, il faut bien gar­der un peu de sus­pens, alors on vous en repar­le­ra un peu plus tard. En atten­dant l’ou­ver­ture du concept store, Camille a lan­cé une cam­pagne de crowd­fun­ding sur Kiss Kiss Bank Bank pour se lan­cer serei­ne­ment. Il ne reste que quelques jours, mais elle compte sur vous pour l’ai­der à tout faire péter. En récol­tant 1500€, elle a déjà dépas­sé son objec­tif, mais elle ne compte pas s’ar­rê­ter là. Si vous avez envie de lui filer un petit coup de pouce, c’est ici. Sinon, vous pou­vez aus­si lui faire don des fringues que vous ne met­trez plus, ça lui fera plai­sir et ça lui per­met­tra d’a­voir une large gamme de fringues… dans le plus de tailles pos­sibles.

En atten­dant, pour suivre les aven­tures de Green­dy Pact, il y a une page Face­book, un compte Ins­ta­gram et même un site inter­net avec plein d’ex­pli­ca­tions chouet­tos.