Sapez-vous avec des œuvres d’artistes lillois grâce à Reptee

Dans C'est green, Chill, Lille
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Rep­tee, c’est une nou­velle marque de fringues qui vient de faire son appa­ri­tion dans la métro­pole lil­loise. Le concept est simple : le des­sin sur le tee-shirt est ima­gi­né direc­te­ment par des artistes du coin qui ont carte blanche. Vous avez une fringue bien sty­lée et l’ar­tiste est rému­né­ré pour sa créa­ti­vi­té. Comme ça, tout le monde est content.

Être un artiste, ce n’est pas facile tous les jours et vivre de se pas­sion est bien sou­vent com­pli­qué. Alors pour mettre sous les spot­lights les talents de chez nous, Axel, 26 ans, a ima­gi­né Rep­tee, sa marque de tee-shirt en coton bio. “Il y a déjà plein de sites du genre mais chez Rep­tee, c’est l’ar­tiste qui compte et on leur pro­pose une rému­né­ra­tion plus impor­tante qu’ailleurs”, explique-t-il. Le concept plaît bien parce qu’il est incu­bé au sein de Blan­che­maille, la par­tie e‑commerce d’Eu­ra­Tech’.

Le fonc­tion­ne­ment est très simple. En fait, les artistes avec qui Axel tra­vaille ont carte blanche : “Je ne leur donne pas de thème, ils font exac­te­ment ce qu’ils veulent, pour lais­ser libre-court à leur créa­ti­vi­té”. C’est comme ça que des artistes locaux comme Rémi B., Anne-Co T. ou Nicok Kfou­ry pro­posent des tee-shirts avec plein de motifs dif­fé­rents, ima­gi­nés spé­cia­le­ment pour Rep­tee. Ensuite, ils sont rému­né­rés direc­te­ment à la vente : à chaque fois qu’un tee-shirt est ven­du à 25€, l’ar­tiste qui l’a des­si­né gagne 5€. Simple comme bon­jour.

Respecter la planète au max

En plus de cette trans­pa­rence envers les artistes, Axel essaye aus­si de pro­po­ser des pro­duits éthiques au max’. Pour évi­ter la sur­pro­duc­tion et le gas­pillage. Tous les tee-shirts sont réa­li­sés à la com­mande, direc­te­ment chez lui grâce à une impri­mante dans laquelle il a inves­ti. “Ils sont aus­si en coton bio, culti­vé avec du com­post natu­rel et sans OGM pour réduire la consom­ma­tion d’eau. Ils ont un haut-gram­mage pour faire tenir l’im­pres­sion des­sus”, explique le boss de Rep­tee. D’ailleurs, les encres sont pig­men­tées à base d’eau.

Pour limi­ter son empreinte car­bone, Axel fait lui-même les livrai­sons à vélo dans le sec­teur de la métro­pole lil­loise : “Ça me fait les jambes”, plai­sante-t-il. Mais il pro­pose aus­si des envois en France, pour ceux qui vou­draient offrir un cadeau à un pote exi­lé dans une autre région.

Ça c’est le Dino, la mas­cotte de Rep­tee.

Comp­tez donc 25€ pour un tee-shirt, dis­po du XS au XXL chez les femmes et du S au XXL chez les hommes. Bon par contre, à ce prix de vente, ils ne sont pas fabri­qués en France. “Ils viennent d’Inde. En France, on ne pro­duit pas de coton bio ou alors il coûte très très cher, pré­cise Axel. Les tee-shirts ont la norme Fair Weak, qui assure qu’il n’y a pas de tra­vail de mineurs, des heures de tra­vail jour­na­lières qui ne dépassent pas un cer­tain seuil.” Pour­quoi ce choix alors ? “Je sou­haite être le plus éthique pos­sible tout en res­tant acces­sible. Je veux aus­si aider des artistes locaux à se faire connaître. Les des­sins sont réa­li­sés avec pas­sion par des gens qui aime­raient pou­voir vivre de ça.”

Pour l’ins­tant, six artistes bossent avec Axel, mais il espère bien pou­voir déve­lop­per sa marque en 2020, en tra­vaillant avec plus de gens talen­tueux. “Je veux d’a­bord les mettre en valeur eux avant de recru­ter de nou­veaux des­si­na­teurs”, explique-t-il. Chaque col­lec­tion a une durée de vie limi­tée : “Elles peuvent res­ter plu­sieurs mois. Ce sont les artistes qui décident quand ils en ont marre et ont envie de reti­rer le motif de la vente. Je n’ai pas vrai­ment de pou­voir là-des­sus”.

Et il ne compte pas s’ar­rê­ter là. Le boss de Rep­tee a plein de pro­jets : déve­lop­per les envois euro­péens, lan­cer une col­lec­tion de sweats, des cas­quettes…

Si vous avez envie de com­man­der un tee-shirt, c’est direc­te­ment sur le site de Rep­tee que ça se passe. Vous pou­vez aus­si suivre les aven­tures du dino, la mas­cotte, direc­te­ment sur Face­book ou sur Ins­ta­gram.