Inopiae, la marque lilloise pour se fringuer avec des œuvres d’artistes en édition limitée

Dans C'est green, Chill, Lille
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Les œuvres d’art, c’est tou­jours sym­pa. D’au­tant plus quand on peut les expo­ser fiè­re­ment sur son tee-shirt, son sweat ou dans son salon. Avec Inopiae, Antoine, un jeune lil­lois de 23 ans pro­pose des vête­ments en col­la­bo­ra­tion avec des artistes en édi­tion ultra limi­tée.

Avoir le même tee-shirt que tout le monde, c’est un peu relou. Alors pour pal­lier cette situa­tion, Antoine, un jeune lil­lois fraî­che­ment diplô­mé d’une école de com­merce vient de lan­cer sa marque, Inopiae. Le concept est plu­tôt simple : “On vend des vête­ments des­si­nés en col­la­bo­ra­tion avec des artistes, tous sont pro­duits en édi­tion limi­tée et sont numé­ro­tés de un à 25″, explique Antoine. Com­pre­nez donc que chaque vête­ment est conçu en 25 exem­plaires et puis c’est tout. Ensuite, il dis­pa­raît à tout jamais du site.

On vous parle de vête­ments, mais Inopiae fait aus­si des tote bag, ain­si que des affiches de séri­gra­phie en édi­tion encore plus limi­tée puisque c’est max 10 impres­sions par desi­gn : “Les col­lec­tions viennent se rem­pla­cer”. Les artistes sont plu­tôt libres, mais doivent res­pec­ter la ligne direc­trice de la boîte, “un desi­gn assez mini­ma­liste”. Les pro­duits sont desi­gnés en black et white pour le moment. Soit un des­sin noir sur un fond blanc, soit l’in­verse.

Ceux qui sont bilingues en latin auront cap­té que le concept se trouve direc­te­ment dans le nom de la boîte. “Inopiae ça veut dire “pénu­rie” en latin. Ça fait réfé­rence au côté exclu­sif et limi­té des articles”, raconte Antoine. Et le cré­neau de la boîte c’est d’être “rare, authen­tique et res­pon­sable”.

Checker ses fournisseurs

Inopiae veut être un max éco-res­pon­sable. C’est pour ça que la marque part sur des séries limi­tées, pour évi­ter la sur­pro­duc­tion et la pol­lu­tion qui en découle. Il faut comp­ter 25€ le tee-shirt. À ce prix-là, on n’est pas sur du made in France : “Je vou­lais res­ter acces­sible, avec des prix cohé­rents et pas exces­sifs”, explique Antoine. Comp­tez 25€ le tee-shirt, 50€ le sweat, 30€ la séri­gra­phie simple et 60€ si elle est enca­drée.

Alors, pour faire sa part, Antoine pri­vi­lé­gie les four­nis­seurs locaux et res­pon­sables : “Je me four­nis auprès d’un pro­duc­teur tex­tile en Bel­gique, qui a des labels et des cer­ti­fi­ca­tions”, comme le GOTS, qui indique que le tex­tile est bio ; ou le Fair Weak, qui atteste que les ouvriers du tex­tile tra­vaillent dans de bonnes condi­tions. Ensuite, toutes les impres­sions sont faites direc­te­ment à Lille.

Pour l’ins­tant, le site pro­pose trois col­lec­tions dif­fé­rentes. Une réa­li­sée par Dr. C, “c’est un artiste lil­lois avec qui je tra­vaille en étroite col­la­bo­ra­tion, qui m’aide aus­si pour toute la par­tie gra­phisme sur le site”, indique le jeune entre­pre­neur ; une pen­sée par Juca­ko sur le thème des femmes et de l’é­ro­tisme” ; et une plus clas­sique, qui “reprend et décline notre logo”, un a et un e entre­la­cés. Pour les artistes, c’est très simple. Ils pro­duisent cinq desi­gn tex­tile et deux desi­gn de séri­gra­phie par col­lec­tion. Antoine leur verse une somme au départ et ils per­çoivent ensuite une rede­vance sur chaque article ven­du.

Le jeune entre­pre­neur a déjà des pro­jets plein la tête pour cette nou­velle année. Comme celui de faire de nou­velles col­lab’ avec d’autres artistes et avec un label de musique élec­tro­nique bruxel­lois. Il vou­drait aus­si brouiller au max les fron­tières entre les dis­ci­plines. “À chaque nou­velle col­lec­tion, je veux orga­ni­ser un évé­ne­ment avec de la musique, la pré­sen­ta­tion de la col­lab’, une expo­si­tion…” Et à terme, le rêve du jeune homme de 23 ans, c’est de trans­for­mer Inopiae en un label artis­tique, “qui allie­rait le des­sin, la musique, le tex­tile, la pho­to­gra­phie, la sculp­ture”, tous les types d’arts, quoi.

Pour faire chauf­fer la carte bleue, ça se passe sur le site d’I­no­piae sur les inter­nets mon­diaux. Ils ont aus­si un compte Face­book et Ins­ta, si vous vou­lez suivre leurs aven­tures.