Saint-Lazare, la marque lilloise qui propose des accessoires upcyclés

Dans C'est green, Ch'est bieau, Lille
Scroll par là

À Lille, une petite nou­velle vient de faire son appa­ri­tion dans le pay­sage des marques éco­res­pon­sables. Saint-Lazare pro­pose des acces­soires upcy­clés à base de maté­riaux en fin de vie, comme du caou­tchouc, des lances à incen­die ou des chambres à air. Pour être sty­lé et res­pec­tueux de l’en­vi­ron­ne­ment.

Je suis une pas­sion­née de cou­ture. J’ai tou­jours fait de l’up­cy­cling en récu­pé­rant de vieilles che­mises pour en faire des vête­ments pour enfants, raconte Capu­cine Thi­riez, la créa­trice de 37 ans de Saint-Lazare. Un jour, j’ai déci­dé de prendre une chambre à air de vélo, je me suis dit que j’al­lais ten­ter quelque chose et je l’ai décou­pée.” Là, Capu­cine se dit qu’elle tient sûre­ment quelque chose et elle se lance dans l’up­cy­cling.

Ça c’est Capu­cine, la boss de Saint-Lazare

Depuis plus de dix-huit mois, elle tra­vaille sur son concept, avec un petit coup de pouce d’In­no­tex, l’in­cu­ba­teur du CETI et c’est en novembre que sa marque voit offi­ciel­le­ment le jour. Avec Saint-Lazare, elle pro­pose plein d’ac­ces­soires : cein­tures, nœuds papillons, bre­telles, bra­ce­lets, sau­toirs, boucles d’o­reilles ou encore porte-clefs, tou­jours fabri­qués à par­tir de maté­riaux upcy­clés : “Je ne vois pas de chambres à air, mais des bre­telles.”

Pour faire tout ça, elle pro­meut le local au max. Tout est fait dans un rayon de 50 kilo­mètres autour de Lille. On est sur du made in Europe, parce qu’une par­tie des acces­soires sont fabri­qués à la fron­tière belge, à Comines, pour être tout à fait exact. Les lances à incen­dies qu’elle uti­lise arrivent tout droit de Bous­becque, les chambres à air de camion, elles, sont col­lec­tées à Avion, celles de vélo viennent de Lille et le net­toyage, le tri et la découpe de ces der­nières a lieu dans un ESAT à Wam­bre­chies, qui per­met aux per­sonnes en situa­tion de han­di­cap de s’in­sé­rer par le tra­vail.

Ça cou­lait un peu de source pour Capu­cine de créer une entre­prise éco­res­pon­sable, sociale et soli­daire, parce qu’a­vant tout ça, elle a bos­sé dans le social et dans une entre­prise adap­tée. “Les valeurs de Saint-Lazare sont très claires, il y a la sim­pli­ci­té avec des pro­duits qui surfent sur le “less is more” ; l’é­lé­gance ; la trans­pa­rence et l’op­ti­misme, parce que j’aime voir le verre à moi­tié plein”, pré­cise la boss.

Maître mot : l’élégance

Le nom Saint-Lazare “fait réfé­rence au chic pari­sien et à l’é­lé­gance à la fran­çaise. En plus, c’est un clin d’oeil à l’up­cy­cling, parce que Lazare est le pre­mier à avoir été res­sus­ci­té” dans le Nou­veau Tes­ta­ment, explique Capu­cine. Et tout a été pen­sé dans les moindres détails, parce que le sym­bole de Saint-Lazare, c’est un sca­ra­bée. Et vous savez quoi ? C’est encore un clin d’œil. Eh oui, mais cette fois au renou­veau et à la résur­rec­tion. Ça colle plu­tôt bien au par­cours de Capu­cine, non ?

On retrouve bien le côté éco­res­pon­sable avec l’up­cy­cling, et pour l’é­lé­gance, Capu­cine mise sur des pro­duits de qua­li­té pour accom­pa­gner tout ça. Pour ses cein­tures, les boucles sont en lai­ton mas­sif et elle les achète direc­te­ment en Ita­lie auprès du four­nis­seur. “On est dans du recy­clage haut-de-gamme”, insiste-t-elle. Ça a l’air de plu­tôt bien plaire, puis­qu’elle avait fait une cam­pagne de crowd­fun­ding pour se lan­cer et qu’elle a dépas­sé son objec­tif : elle a fait 130 pré­ventes au lieu de 100. Niveau tarif, comp­tez 8€ pour un porte-clef, 40€ pour un bra­ce­let ou 80€ pour une cein­ture.

Même si la marque est encore toute jeune, Capu­cine a déjà plein d’i­dées pour la déve­lop­per en 2020. Déjà, elle aime­rait beau­coup trou­ver d’autres matières en fin de vie à upcy­cler. Ensuite, elle vou­drait se lan­cer dans la maro­qui­ne­rie, avec des porte-cartes, des por­te­feuilles, de la baga­ge­rie, pour que tout nos petits pro­duits du quo­ti­dien soient plus res­pon­sables. Un beau pro­gramme.

Pour voir tous les pro­duits de Saint-Lazare, go sur le site inter­net de la marque. Vous pou­vez aus­si suivre ses aven­tures sur Face­book et sur Ins­ta­gram.