À Lille, la place du Maréchal-Leclerc pourrait devenir un parc urbain

Dans C'est green, Lille, Politique
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Dans une optique de rendre Lille plus green, les élus lillois ont décidé lors du dernier conseil municipal d’engager les études pour reconfigurer la place du Maréchal-Leclerc. Ils ont dans l’idée d’y installer, si c’est possible, un parc urbain.

C’est vrai que la place du Maréchal-Leclerc, qui fait la jonction entre Cormontaigne, le boulevard Vauban, la rue Natio’ et d’autres plus petites rues, n’est pas la plus belle de la ville, ni la plus verte. Mais le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle est bien occupée. Entre ses huit voies de circulation, ses nombreuses places de parking, ses arrêts de bus qui accueillent la fameuse liane 5 (ex-ligne 12) et les Citadines 1 et 2, ça en fait du monde qui y circule chaque jour.

Alors, il était grand temps de verdir un peu ce lieu hautement bétonné de Lille. Ce que que les élus aimeraient, c’est en faire un parc urbain, un peu plus attractif. “La ville de Lille et la MEL ont délibéré toutes les deux pour décider du lancement d’études” pour revaloriser la place du Maréchal-Leclerc, le boulevard Bigo-Daniel et la place Cormontaigne, explique Jacques Richir, l’adjoint à la mairie en charge du cadre de vie.

Côté calendrier, les études viennent d’être lancées et devraient en principe, se terminer pour le printemps, après les élections municipales. Ensuite, “il y aura une phase de concertation avec les habitants, les établissements scolaires, ceux qui empruntent la place parce que le parc urbain servira aux Lillois mais aussi avec l’ensemble des habitants de la MEL…” Une fois cette phase terminée, il faudra passer à l’avant-projet à la fin 2020/début 2021 avec le budget, le chiffrage et le vote, pour enfin pourvoir “lancer le chantier en 2022, si tout va bien“, précise l’élu lillois.

Une transformation placée sous le signe de la complication

En attendant sa réalisation, la municipalité a déjà quelques idées qu’elles voudraient voir se concrétiser. “Le parc urbain du Maréchal-Leclerc pourrait commencer vers Cormontaigne pour s’étendre”, estime Jacques Richir. “On pourrait y mettre des bancs, des jeux pour enfants et pour tout le monde, ça pourrait être un terrain de pétanque”, imagine l’élu, mais pas d’activités bruyantes, histoire de ne pas gêner les riverains. Ce serait plutôt un spot pour chiller que pour jouer au foot ou au basket, quoi.

Mais bon, pour l’instant, ce ne sont que des suppositions. Il y a énormément de contraintes avant d’arriver à ce parc. Déjà, près de 1 200 personnes vivent autour de la place, dans des immeubles d’habitation assez anciens, sans parking souterrains. Il faut donc que ces riverains puissent accéder à leurs portes cochères pour garer leurs bolides. Ce n’est pas tout. Le lieu est aussi une voie d’accès très importante à Lille pour le SAMU ; accueille plusieurs banques (donc il faut penser aux voies pour les convoyeurs) et sous la place, il y a le réseau de gaz, d’électricité, de téléphone, et un gros collecteur d’eau pluviale, avec une pompe qui renvoie vers la Deûle. Plein de choses à prendre en compte, en somme.

C’est là que les études interviennent. Une fois qu’elles seront terminées, elles permettront de déterminer ce qui est faisable, ou non, et de trancher entre deux grandes options. Soit garder la circulation au centre de la place et faire un parc de part et d’autres, côté immeubles, soit l’inverse, comme ce qui existe à J.B.-Lebas.