À Lomme, la Meublerie est devenue le temple des meubles à prix réduits

Dans Lille, Money Money Money, Un toit sur la tête
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Meu­bler son nou­vel appart, ce n’est pas tou­jours évident. Déjà parce que les canap’, tables et autres lits, ça coûte vite cher. Et encore plus quand on ne veut pas avoir les mêmes que ses potes. C’est là que La Meu­ble­rie inter­vient. À Lomme, cet entre­pôt pro­pose du mobi­lier à prix cas­sés.

Pour Alexandre Simoes et Laurent Van­de­lan­noitte, les boss de la Meu­ble­rie, tout com­mence il y a six ans. En 2014, ces deux anciens sala­riés de La Redoute pro­fitent du plan social pour chan­ger de vie et lancent SVS, leur socié­té. Au départ, elle se charge juste de gérer les retours clients du mobi­lier de marques et s’oc­cupe de tout pour elles : “On récep­tionne les retours et on contrôle tout. Si le pro­duit n’a rien, on le rem­balle et il repart dans les stocks de la marque, afin d’être reven­du”, explique Laurent.

Petits défauts, grosses ristournes

Sauf que des défauts sur des meubles, ça arrive. Et il faut bien trou­ver quoi en faire. C’est d’ailleurs pour ça que La Redoute a ses Aubaines et Ver­bau­det ses Défis. Mais “ce n’est pas le cas de toutes les marques.”

Les deux asso­ciés se rendent compte qu’il y a un filon à exploi­ter, et comme ils ont de la place dans leur entre­pôt, ils com­mencent à vendre ces meubles de “second choix” (comme ils sont appe­lés par les boss) que les marques ne peuvent plus revendre. Voi­là com­ment est Las Sol­de­rie est née en 2017. Elle est deve­nue La Meu­ble­rie depuis mai 2019. Chan­ge­ment de nom, mais même concept, en un peu plus big, parce qu’il y a plus de par­te­naires, comme Made.com, Bois des­sus bois des­sous ou encore EVE, par exemple… et donc plus de mobi­lier.

Ça, ce sont Alexandre et Laurent, les boss de La Meu­ble­rie.

Que vous ayez besoin d’un canap’ d’angle, d’un clic-clac, de tables, de fau­teuils, de chaises, d’un buf­fet, d’un lam­pa­daire ou même de rideaux, il y a car­ré­ment l’embarras du choix.

Petit gros bonus : tout, ou presque, est ven­du à au moins 50% de son prix de vente conseillé à cause de défauts. “Ça peut-être des griffes, des coups, des marques sur du velours, des bou­tons qui manquent ou des poi­gnées qui ont été chan­gées”, explique Alexandre. Pour évi­ter les mau­vaises sur­prises, tous les meubles sont mon­tés direc­te­ment dans le han­gar, his­toire que les clients puissent bien iden­ti­fier le défaut (plus ou moins visible) avant l’a­chat.

Now or never

Pour ceux qui aiment prendre leur temps et ont du mal à faire des choix, Le Meu­ble­rie va vous pous­ser dans vos retran­che­ments. Car per­sonne ne peut savoir à l’a­vance ce qui va arri­ver (ou par­tir) comme meubles et autre mobi­lier. Si vous voyez un truc qui vous plaît, en gros, c’est un peu main­te­nant ou jamais. Car vous ne serez pas certain.e qu’il soit encore là très long­temps.

La Meu­ble­rie n’a pas de site inter­net, mais elle pro­pose des petits sneak peak de son mobi­lier sur Face­book et Ins­ta. Si vous avez un coup de cœur, vous pou­vez leur pas­ser un p’tit coup de fil pour mettre de côté un meuble pen­dant 24 heures.

Et on vous voit pani­quer à l’i­dée de fla­sher pour un canap’ en velours bleu canard, mais de ne pas pou­voir le trim­bal­ler dans votre twin­go vert pomme. Pas de panique : pour quelques dizaines d’eu­ros (en fonc­tion de l’ob­jet), l’en­tre­prise pro­pose aus­si un ser­vice de livrai­son dans la métro­pole. Pro­blem sol­ved.

Vous devez vous dire que cer­tains meubles sont peut-être trop défec­tueux pour être ven­dus. Eh bien vous avez rai­son. Quand il s’a­git de petites modifs à faire, comme chan­ger les poi­gnées d’un buf­fet ou les pieds d’un canap’, la boîte gère. Mais “quand un meuble est cas­sé ou trop abî­mé, on le donne à Emmaüs qui a la pos­si­bi­li­té de mixer plu­sieurs meubles pour en faire un, ou encore à Soli­dar­ci­té et aux ate­liers Rémy­Co, qui peuvent les uti­li­ser pour faire des créa­tions. Il n’y a pas de gâchis, on est vrai­ment dans l’é­co­no­mie cir­cu­laire, estiment les deux boss.

En échange, les créa­teurs de Rémy­Co ramènent quelques unes de leurs œuvres pour les expo­ser dans le han­gar et, par­fois, elles sont ven­dues aux clients de La Meu­ble­rie.

La Meu­ble­rie est située au 24 2eme ave­nue, dans la MIN de Lomme. Elle est ouverte du mar­di au same­di de 10 heures à 19 heures. Pour vous prendre pour Valé­rie Dami­dot et ima­gi­ner la future déco de votre chez vous, go sur leur page Face­book et sur Ins­ta’. Si vous vou­lez les appe­ler pour réser­ver une petite pépite, c’est à ce numé­ro : 03 20 52 96 64.