En février, c’est soirées-docu LGBT+ au palais des Beaux-Arts

Dans Culturons-nous, Lille

©L'Etincelle

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Connais­sez-vous sur le bout des doigts l’his­toire des luttes LGBT+ depuis les émeutes de Sto­ne­wall ? Ou la légen­daire Las­sein­dra Nin­ja, icône légen­daire du voguing ? Ou encore le rôle des femmes dans la lutte contre le sida ? Non ? Et bien il est temps de blo­quer vos soi­rées du 4–5 et 12 février pour rat­tra­per tout ça avec trois docus arc-en-ciel pro­je­tés à l’au­di­to­rium du musée.

Deux fois par an, Heure Exquise ! Le centre inter­na­tio­nal pour les arts vidéos, pro­pose un cycle de pro­jos autour d’une thé­ma­tique au musée de Lille. Et il faut savoir qu’ils ont une pro­gram­ma­tion par­ti­cu­liè­re­ment enga­gée. “On met en avant des com­mu­nau­tés mino­ri­taires qui luttent dans la recon­nais­sance de leurs iden­ti­tés, leurs cultures et leurs droits”, explique Céline, la char­gée de com’.

Cette fois-ci, ce sont donc les “LGBT et les autres” qui sont sur le devant de la scène avec la pro­jec­tion de trois docus sur trois ques­tions dif­fé­rentes : L’é­tin­celle de Benoît Masoc­co, Fabu­lous d’Au­drey Jean-Bap­tiste et Nothing without us d’Har­riet Hir­shorn. C’est par­ti pour la petite pré­sen­ta­tion. 

  • L’é­tin­celle : retour sur 50 ans de luttes

Mar­di 4 février, on com­mence sur de bonnes bases en tra­ver­sant 50 ans de luttes LGBT+ avec Benoît Masoc­co et des acteurs et actrices de la révo­lu­tion LGBT. Tous à bord de la DeLo­rean arc-en-ciel qui a fait le plein d’es­sence pour tra­ver­ser le temps et l’es­pace, des émeutes de Sto­ne­wall à New-York aux pre­miers mariages homo­sexuels en France, en pas­sant par la crise du sida dans les années 80 ou encore par l’é­lec­tion à San Fran­cis­co d’Har­vey Milk, pre­mier conseiller muni­ci­pal gay.

  • Fabu­lous : por­trait d’une icône du voguing

Le voguing, c’est une danse hyper sty­lée et libé­ra­trice créée dans les années 70 aux States, par la com­mu­nau­té noire gay et trans. Et Las­sein­dra Nin­ja, c’est l’i­cône légen­daire qui l’a impor­té et popu­la­ri­sé en France. La dan­seuse trans qui a quit­té la Guyane pour Har­lem puis Paris, est reve­nue après dix ans d’ab­sence sur sa terre natale pour for­mer de jeunes dan­seurs. Avec le film d’Au­drey Jean-Bap­tiste pro­je­té mer­cre­di 5 février, c’est l’heure du grand plon­geon dans l’his­toire per­son­nelle et la mas­ter­class de la dan­seuse. Mais c’est aus­si l’oc­ca­sion de voir une mul­ti­tude de por­traits haut-en-cou­leurs et d’in­ter­ro­ger les notions de genre et d’i­den­ti­té.

  • Nothing Without Us : hom­mage aux mili­tantes et vic­times du sida

Le sida est encore pré­sen­té et per­çu comme une mala­die qui ne concerne que les hommes blancs homo­sexuels. Sauf qu’en fait c’est tota­le­ment faux. Har­riet Hir­shorn tend à le rap­pe­ler avec son docu­men­taire pro­je­té le 12 février, qui revient sur les com­bats menés hier et aujourd’­hui par les femmes contre une mala­die qui les touche aus­si. En Amé­rique comme en Afrique, elles luttent pour une éga­li­té de droit aux trai­te­ments, pour la créa­tion de centres de dépis­tage et de cli­niques dans les zones pauvres et recu­lées et sur­tout pour qu’on ne les oublie pas. “C’est un hom­mage à toutes celles qui luttent contre le sida et qui en sont atteintes”, explique Céline.

Vous l’a­vez com­pris, der­rière les lettres L,G,B,T, Q, I et les autres, se cachent bien plus que des orien­ta­tions sexuelles et des iden­ti­tés de genre. Elles cachent aus­si des his­toires com­munes et per­son­nelles, des com­bats et des cultures. Et vous allez pou­voir aller plus loin dans vos réflexions, grâce à la ren­contre orga­ni­sée après les pro­jos avec Benoît Masoc­co et Audrey Jean-Bap­tiste.

Ren­dez-vous les 4, 5 et 12 février à l’au­di­to­rium du Palais des Beaux-Arts à Lille (métro Répu­blique) pour la pro­jec­tion de trois docu­men­taires pas­sion­nants et enga­gés. Vous pou­vez réser­ver vos places direc­te­ment sur la billet­te­rie de Heure Exquise ! Comp­tez 3 euros par séance. Pour plus d’in­fos, on vous laisse che­cker leur page Face­book et la pro­gram­ma­tion de l’an­née sur leur site inter­net.