Au LaM, découvrez l'œuvre protéiforme de William Kentridge
Lucie Delorme,
2 min de lecture
12 fév. 2020,
Culturons-nous
Lucie Delorme,
2 min de lecture
12 fév. 2020,
Culturons-nous
C'est un artiste majeur de notre époque. Quelqu'un qui compte dans la création de la mémoire collective de ce début de siècle. William Kentridge a répondu à l'invitation du LaM par l'affirmative. Une énorme exposition lui est consacrée jusqu'au 5 juillet.
Ça commence comme ça : en avril 1955 naît William Kentridge à Johannesbourg. Membre d'une famille d'avocats portés sur la fin de l'Apartheid (son père défendra Mandela), il est fissa plongé dans la thématique des inégalités et du colonialisme. William Kentridge grandit et décide de devenir artiste. Ce qui est chouette avec lui, c'est qu'il n'est pas exclusif du tout : peinture, dessin, sculpture, art vivant, vidéo sont autant de supports qui portent ses messages.
Et des messages, il en a quelques-uns à faire passer au monde. Certains sont politiques, comme son indignation devant la différence de traitement entre Blancs et Noirs en Afrique du Sud, ou sa sensibilité face au sort des migrants du monde entier. D'autres messages sont purement poétiques, comme l'hommage vidéo rendu à Georges Méliès, l'un des pères fondateurs du cinéma français au travers de sept vidéos très personnelles. Il parle aussi de sa vie d'artiste, secouée de doutes et de remises en question. Sur ce sujet, le bonhomme n'est pas dénué de dérision.
Et puis il y a ses vidéos, ses "animations du pauvre", où il donne vie à des dessins en les modifiant, image par image, pour leur donner vie sur film. Un travail de fourmi, sombre et symbolique, que vous pourrez admirer dans des pièces entièrement dédiées à ce support.
William Kentridge peut parler colonialisme, communisme, onirisme ou encore de la première Guerre mondiale sans jamais perdre sa patte, celle qui ajoute du noir à ses dessins, ses tableaux, ses pochoirs, ses ombres chinoises, ses vidéos. Un noir si personnel qu'on a bien l'impression de comprendre un peu l'intimité de l'artiste. Sans rire, l'expo vaut le détour.
Elle se déroule donc au LaM, à Villeneuve-Ascq, jusqu'au 5 juillet. Vous payerez l'entrée 8 euros si vous êtes étudiant. Sinon, ce sera 11 euros.
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article écrit
par Lucie Delorme