Halle gourmande de Fives : ce qu’on sait à quelques mois de l’ouverture

Dans Chill, Food Porn, Lille
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On avait dit au revoir à la Friche Gour­mande l’é­té der­nier en se disant, plein d’é­mo­tion, que rien ne l’é­ga­le­rait jamais. On va reve­nir sur cette affir­ma­tion. La Halle Gour­mande qui va ouvrir au prin­temps devrait ani­mer Fives tout à fait hon­nê­te­ment. On a fait le point avec le patron de Petite Lune, qui va exploi­ter cette halle de la friche FCB.

L’au­to­ri­sa­tion de tra­vaux a été déli­vrée, le choix des res­tau­ra­teurs est “en cours de fina­li­sa­tion”, le concept est trou­vé, approu­vé… “On va ouvrir au prin­temps”, confirme Antoine Braud, patron de Petite Lune, la socié­té pari­sienne qui va ani­mer la Halle Gour­mande, le food court de 1200 m² (et 3000m² de ter­rasse) tant atten­du qui s’ins­tal­le­ra dans la halle F6 de la friche Fives Cail Bab­cock.

Scénographie végétale

Pour vous la faire courte, Petite Lune, c’est la chouette boîte qui se cache der­rière La Javelle, guin­guette food court ins­tal­lée sur les bords de Seine dans le 15e à Paris. “Ça a très vite super bien mar­ché. On a eu envie de créer d’autres pro­jets.” Quatre autres lieux de chill alter­na­tifs ont depuis vu jour. Et main­te­nant, Fives. “Le pro­jet de la friche est dif­fé­rent parce qu’il est beau­coup plus abou­ti que les autres. On avait l’ha­bi­tude de par­tir de rien, là on arrive en fin d’a­ven­ture.” Avec la mis­sion la plus déli­cate : ame­ner une diver­si­té culi­naire, assu­rer l’am­biance et les ani­ma­tions, bref, faire en sorte que la sauce prenne.

Pour cela, les grands moyens ont été déployés. “On a ten­té de col­ler au pro­jet donc l’ADN est l’a­li­men­ta­tion, détaille Antoine Braud. On a ima­gi­né une scé­no­gra­phie végé­tale, presque comes­tible. Ça se passe dans un quar­tier très miné­ral, on a envie de retour­ner à un éco­sys­tème où une idée d’au­to­suf­fi­sance domine. Ce sera luxu­riant.” De même, les res­tau­ra­teurs choi­sis devront res­pec­ter un cer­tain cahier des charges. “Il faut des pro­duits frais, de sai­son, locaux, et pas de sur­ge­lé, du bio idéa­le­ment…

Café décarboné, bière locale

Petite Lune gére­ra le bar. “Ce sera des bois­sons arti­sa­nales, libres et non fran­chi­sées, du vin de petits pro­duc­teurs…” Le café sera “décar­bo­né”, c’est à dire qu’il aura une empreinte car­bone nulle. “Il est ache­mi­né dans des bateaux à voile, et livré en voi­ture élec­trique”, com­mente Antoine Braud. Côté bière, sans don­ner de détails, tout sera aus­si arti­sa­nal et local.

Voi­là, ça c’est pour la par­tie esto­mac. Pour le côté ambiance, Antoine Braud déroule tout un pro­gramme. “Ce sera plu­ri­dis­ci­pli­naire. Il y aura de la danse, du théâtre, du ciné­ma, des confé­rences, de la musique… On a pré­vu une scène pour ça. Ce ne sera pas sur­di­men­sion­né, mais ça va per­mettre de faire de bonnes choses.

Voi­là, y’a plus qu’à. Les sept à huit cor­ners food vont bien­tôt être attri­bués aux res­tau­ra­teurs can­di­dats. Le lieu devrait être inau­gu­ré fin avril, début mai. “On ne peut pas lou­per le prin­temps”, com­mente Antoine Braud. Et en atten­dant, si ça vous botte, Petite Lune va recru­ter une ving­taine de per­sonnes pour ani­mer le lieu.