Le Mother veut servir le “meilleur burger du monde”

Dans Food Porn, Lille
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Le burger est devenu l’un des plats les plus servis et aimés dans les restos. Et bien sûr, il y a des tentatives plus ou moins réussies. Au Mother, le burger est religion. À tel point que ses patrons ont décidé de faire de la recherche et développement pour offrir à leurs clients le “meilleur burger au monde”. En toute modestie.

Commençons par un état des lieux de l’existant. Le Mother, “c’est notre premier restaurant, et on ne s’y connaissait pas vraiment“, raconte Thibault, l’un des associés. Résultat ? Un peu d’irrégularité. “On a fait une carte qui ressemblait un peu à une maison où tout le monde a mis son papier peint.” Comprenez que les chefs se sont succédé au fil des années et ont ajouté leur patte à la carte à chaque fois, la malmenant un peu au passage. “Ça n’avait plus de sens. Et j’en avais marre de voir notre welsh se faire démonter par l’Amicale des Welsh.

Du coup ? Du coup le Mother rase tout et recommence. “On se concentre sur ce qu’on sait faire de mieux : le Mother, c’est un bar à burgers, avec de bonnes binouzes, et de chouettes alternatives pour ceux qui ne veulent pas de burger.” Comme ce hot dog de jambon carré snacké nappé de cheddar, qui fera désormais office de welsh. La salade César et la pièce de viande seront toujours à la carte.

Gras, épaisseur, matière grasse

Côté burger, les chefs du Britney, Théo et Camille, chargés de refaire la carte, ne se sont pas du tout pris la tête. “On a décidé de faire le meilleur burger du monde, raconte Thibault. Ça a été une aventure avec nos deux bouchers, Metzger et Lesage. On a fait douze ou treize essais avant de trouver le bon équilibre entre le gras, l’épaisseur, le taux de matière grasse du steak, les morceaux du bœuf. On a fait des essais avec plus ou moins de moelle, plus ou moins de basse côte… C’était excellent.” Et au final, parole de Thibault, “on a créé le steak ultime“.

Et bien sûr, un steak parfait méritait le meilleur des écrins. Théo a donc concocté une recette de bun à base de fécule de pomme de terre, il a sélectionné un fromage américain encore plus fin que le cheddar… Sauce, assaisonnement, rien n’a été laissé au hasard. Et pour ce burger parfait, le Mother va subir deux jours de travaux. “On refait toute la ligne de production“, confirme Thibault. Rien n’est trop beau pour l’amour de la belle graille. Une machine laser pour chauffer les buns a même été achetée pour l’occasion. “L’idée, c’est de créer beaucoup de burgers à bloc sans perdre de qualité.

Les travaux ont lieu début mars. On pourra goûter à ce burger du futur dans la foulée.