[Municipales] La friche Saint-Sauveur, pomme de discorde des candidats

Dans Lille, Politique
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Dimanche, c’est le premier tour des élections municipales. Si vous votez à Lille et que vous n’avez toujours pas pris de décision, on s’est dit qu’on allait vous proposer un comparatif des programmes lillois sur des grands thèmes. Ici, on s’attaque à l’épineux projet de la friche Saint-Sauveur.

Parce que tout le monde a un avis sur cette friche. Pour mémoire, les 23 hectares de terrain derrière la gare Saint-So devraient, si Martine Aubry (PS – Lille en commun, Lille en confiance) était réélue, être totalement transformés : 2 400 logements dans des îlots nordiques, une piscine olympique (projet de la MEL), des bureaux, et… pas assez de vert pour les détracteurs du projet, dont les collectifs P.A.R.C. Saint-Sauveur et Fête la Friche, qui ont investi le belvédère en installant un genre de village de la contestation en bois de récup’.

Martine Aubry insiste sur le projet : “Il y a 65% de non construit, 8,7 ha d’espaces vert (…) C’est un quartier durable, c’est à dire juste socialement, et économiquement fort.” Si on doit retenir deux thèmes dans cette campagne, on peut dire que l’écologie et la friche Saint-Sauveur (intimement liés, of course), ont cristallisé les tensions. Personne n’a le même avis, mais tout le monde est contre le programme établi par la mairie actuelle.

Poumon vert, avec ou sans logement

Stéphane Baly (EELV – Lille Verte) annonce un “grand parc connecté à Lebas et la Porte de Paris” de 13 ha, et une concertation des habitants. Si la piscine et les bureaux doivent selon lui disparaître des plans, le logement ne doit pas “s’opposer” à la nature. Marc-Philippe Daubresse (LR – Tous pour les Lillois) annonce un “poumon vert“, un lieu de solidarité et de fête, ainsi qu’un pôle d’attractivité dédié à l’économie responsable.

Violette Spillebout (LREM – Faire respirer Lille) promet un grand parc de 15 ha “d’éducation à la nature“, des logements dans des immeubles plus en hauteur que le projet initial pour laisser plus de mètres carrés à la nature, et gomme la piscine olympique du projet. Julien Poix (FI – Décidez pour Lille) préfère que les 23 ha de friche soient gérés par les citoyens, et sans aucune construction.

La friche, ce sera pour Alexandre Chantry (NPA – Résistance Anticapitaliste) l’occasion d’éprouver son idée de référendum pour les grands projets. Et pour finir, Antoine Stathouilias (Parti Animaliste -Lille Animaliste) propose de préserver la friche en l’état pour en faire une “sanctuaire de la biodiversité“.

Pour aller plus loin, on a aussi des articles sur les programmes des candidats sur :
Le logement
L’écologie
Les transports
La vie nocturne
Et si vous le voulez, on a aussi
un article qui présente les candidats.