La Waka Waka Dance Academy ramène son coupé décalé en ligne

Dans Lille, Sueur
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L’é­cole de danses de par­tout et d’ailleurs basée à Wazemmes a, comme tout le monde, fer­mé ses portes le 16 mars der­nier. Mais Jean­nine Fisher, la patronne de l’é­cole, n’est pas du genre à se lais­ser aller à la pro­cras­ti­na­tion. Elle donne des cours de cou­pé déca­lé, n’dom­bo­lo et autres joyeu­se­tés sur Ins­ta­gram.

Eclat de rire. “Je pense que je suis la seule per­sonne au monde à aimer le confi­ne­ment.” Deuxième éclat de rire. Jean­nine Fisher, même par télé­phone, donne une patate d’en­fer. On sent son sou­rire à tra­vers le com­bi­né. Il faut dire que la pré­si­dente de Wawa l’As­so / patronne de la Waka Waka Dance Aca­de­my ne sait pas res­ter à ne rien faire. Plu­tôt que de repo­ser son corps de dan­seuse devant Net­flix et Prime, elle a pré­fé­ré pour­suivre ses cours de danse sur Ins­ta­gram. “Je fais ça tous les deux jours, et ça car­tonne. On fait de la sam­ba, du cou­pé déca­lé, du n’dom­bo­lo…

Le ren­dez-vous est à 19 heures, et le cours dure une heure et demie. C’é­tait gra­tuit, mais je vais pou­voir le faire payer à par­tir de la semaine pro­chaine, cinq ou dix euros, pas plus.” Parce qu’il y a un loyer à payer pour le stu­dio de danse de la rue des Postes dont le par­quet n’a pas reçu une goutte de sueur depuis bien­tôt trois semaines.

Festival de danse en ligne

Et si vous croyez que le fes­ti­val Waka Waka n’au­ra pas lieu, per­met­tez-nous de vous détrom­per bien fort. “Au début, on l’a­vait déca­lé à juin, mais on ne sait pas du tout si on pour­ra se réunir, à vrai dire, avance Jean­nine. Alors on s’est dit qu’on allait le faire en ligne aus­si, le 29 avril.” Une jour­née com­plète de cours de danse avec des pro­fes­sion­nels d’Eu­rope et d’A­frique, le tout dans votre salon. “Les gens pour­ront s’ins­crire pour un cours en ligne, pour 5 ou 10 euros aus­si, et il pour­ront le suivre avec la pla­te­forme Zoom.

Le grand avan­tage de cette for­mule, c’est que c’est bien plus simple à orga­ni­ser. “On n’a pas les frais d’ac­cueil des dan­seurs, et on n’est pas embê­tés avec des his­toires de pas­se­port ou de visa, parce que les profs ne quit­te­ront pas leur pays en Europe ou en Afrique.” Jean­nine est en train de par­faire le pro­gramme de cette jour­née. “Bon, on devait faire une grosse soi­rée, mais ça, on va oublier !” Der­nier éclat de rire.

Pour suivre les cours de Jean­nine sur Ins­ta, c’est par là. Et pour sur­veiller le pro­gramme et les ins­crip­tions pour le fes­ti­val Waka Waka, l’é­cole de danse a un site inter­net par­fait.