La Grande Bouffe, pour acheter son repas d’après confinement au restaurant

Dans Food Porn, Lille
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Par­fois, la nuit, vous rêvez d’un bur­ger juteux, dégou­li­nant de sauce, plein de ched­dar et de bacon, ser­vi avec des frites mai­son cuites en double cuis­son à la graisse de bœuf ? On peut peut-être vous aider à vous pro­je­ter dans l’a­près confi­ne­ment : des res­tos lil­lois ont lan­cé la Grande Bouffe, une pla­te­forme pour réser­ver et payer son repas d’a­près. Ca les aide à tenir le coup, et ça per­met de patien­ter en fan­tas­mant sur du food­porn concret.

Sur La Grande Bouffe, vous payez le repas que vous com­man­de­rez une fois le confi­ne­ment fini. Voi­là, c’est le seul et unique prin­cipe de cette pla­te­forme lan­cée ce lun­di matin par les patrons de Papà Raf­faele, du Comp­toir Volant et leur agence de com’ sur­vol­tée Nash & Young. “C’est Mar­tin, de Papà Raf­faele, qui a eu l’i­dée, raconte César, du Comp­toir Volant. Dans ce marasme, dans cette déprime, quand Mar­tin nous a exci­tés avec cette idée, on a été chauds tout de suite.” Et voi­là, La Grande Bouffe est sor­tie.

C’est vrai­ment un pro­jet col­la­bo­ra­tif, qui nous per­met de nous ser­rer les coudes. Ca aide les res­tos à tenir le coup finan­ciè­re­ment, en atten­dant de pou­voir reprendre du ser­vice et redres­ser la barre d’une année éco­no­mi­que­ment bien mer­dique pour­rie.

Des réducs et des cadeaux

Bien sûr, vous gagnez à par­ti­ci­per à l’o­pé­ra­tion, puisque vous béné­fi­ciez de 10% sur la note. Et à par­tir de 50 euros, vous avez un cadeau. “On est en train de créer des goo­dies en sou­ve­nir de La Grande Bouffe”, annonce César. Pour le moment, trente-quatre éta­blis­se­ments par­ti­cipent à l’o­pé­ra­tion. Rozó coha­bite sans pro­blème avec Ber­nard et Léon, le Mother ou encore La Famille. “C’est très varié, mais ce ne sont que des res­tos qui par­tagent les mêmes valeurs.” Des valeurs autour de la bonne bouffe mai­son et authen­tique. “Ce n’est pas figé, pré­cise César. D’autres peuvent nous rejoindre, il faut juste qu’ils soient coop­tés par un res­to déjà par­te­naire.

Que ce soit bien clair, insiste César, les gens ne font pas une dona­tion. Ils achètent en avance un repas qu’ils feront plus tard.” Les éta­blis­se­ments seront libres d’or­ga­ni­ser des soi­rées spé­ciales Grande Bouffe ou d’ac­cueillir les gens sur réser­va­tion, comme d’ha­bi­tude. “C’est clair que ceux qui auront réser­vé leur repas via la Grande Bouffe, on aura tous envie de les ser­rer dans nos bras.

Pour com­men­cer à sali­ver, la pla­te­forme est opé­ra­tion­nelle.