Le salon solidaire d’art contemporain Solid’Art passe en mode numérique

Dans Culturons-nous, Lille

© Simon-Gosselin

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Crise sani­taire oblige, la sixième édi­tion du salon Solid’Art qui devait avoir lieu en juin est repor­tée à l’au­tomne. En atten­dant, l’é­vé­ne­ment passe en 100 % numé­rique avec une vente en ligne artis­tique et soli­daire.

Voi­là six ans que le Secours Popu­laire du Nord pilote le salon Solid’Art. Habi­tuel­le­ment, des artistes du coin y prennent leurs quar­tiers pen­dant trois jours afin de vendre leurs œuvres pour la bonne cause. “Nous nous sommes deman­dé com­ment agir pen­dant le confi­ne­ment mais aus­si com­ment gar­der le lien avec les artistes”, raconte Flo­rian Neveu, com­mis­saire d’ex­po pour Solid’Art. “Nous avons donc pen­sé à un évé­ne­ment en ligne. Chaque artiste pré­sente la pro­duc­tion qu’il met en vente dans une vidéo, les ache­teurs passent com­mande sur le site et récu­pé­re­ront l’œuvre à la fin du confi­ne­ment.

La vidéo bien bar­rée de Mimi The Clown.

Des fonds pour maintenir l’activité

Les gains récol­tés per­met­tront à l’as­so de main­te­nir son acti­vi­té qui n’a pas ces­sé pen­dant le confi­ne­ment, bien au contraire. “Nous sommes dans une situa­tion d’ur­gence finan­cière. Les fonds vont per­mettre d’a­che­ter des den­rées ali­men­taires mais aus­si de gants, masques et visières de pro­tec­tion. L’argent aide­ra aus­si à la réou­ver­ture d’é­pi­ce­ries soli­daires et à la livrai­son de den­rées et colis d’aide d’ur­gence à domi­cile pour les per­sonnes vul­né­rables”, conti­nue Flo­rian. Concrè­te­ment, 50 € récol­tés grâce à Solid’Art per­mettent de finan­cer un colis d’aide d’ur­gence pour une semaine et pour une per­sonne.

Paroles d’artistes

Une tren­taine d’ar­tistes des envi­rons par­ti­cipent à l’o­pé’. Alors pour faire une BA et acqué­rir une jolie pièce, vous avez le choix. Jef Aéro­sol, Quen­tin Car­naille, Mimi The Clown, Claire Fan­jul, Gilles Defacque et bien d’autres pro­posent tout un tas d’œuvres. De la pein­ture, du graff, de la pho­to, des sculp­tures… Il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses puis­qu’il vous fau­dra débour­ser entre 150 et 2 000 euros, gros­so modo. La moi­tié de la somme sera rever­sée au Secours Pop afin de sou­te­nir sa cam­pagne “Urgence Coro­na­vi­rus”. Un beau geste de la part des artistes qui s’as­soient sur un bon billet pour sou­te­nir ce beau pro­jet.

L’ar­tiste Jigé à côté de son tableau “WHAT ARE YOU TALKING ABOUT?”, en vente pour l’oc­cas’ — © Jigé

Jigé, peintre ins­tal­lé à Rou­baix, est aus­si de la par­tie. “En géné­ral, je tra­vaille à la com­mande ou bien pour des pro­jets cari­ta­tifs”, explique l’ar­tiste qui a déjà bos­sé avec Issi­mag pour le pro­jet Coron[art]virus. “Là, avec le Secours Popu­laire, c’est une cause que je trouve noble et impor­tante. Alors si on peut aider des gens à man­ger juste avec des des­sins, autant le faire !

Pour acqué­rir une jolie toile ou une sculp­ture sym­pa, ren­dez-vous sur le site de Solid’art ou l’é­vé­ne­ment Face­book. Quant à la pro­chaine édi­tion du salon, elle devrait être repor­tée à l’au­tomne.