Pour se sauver, le Do It Yourself Café lance une campagne de financement participatif

Dans Bière, Lille
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Le covid et le confi­ne­ment ne réus­sissent pas aux bars et res­tau­rants, c’est le moins qu’on puisse dire. Beau­coup d’entre eux ont redou­blé d’i­ma­gi­na­tion pour sau­ver les meubles. Le Do It Your­self Café lance, lui car­ré­ment un petit Kiss­kiss­Bank­bank dont les contre­par­ties sont à base de bières canons.

John en a chié, on ne trouve pas d’autre mot. Après avoir fer­mé, la mort dans l’âme, son DIY Café à la mi-mars, le tenan­cier a cho­pé cette petite salo­pe­rie de covid-19. Des semaines pour s’en sor­tir, reprendre ‑lit­té­ra­le­ment- son souffle, et voir le bout du tun­nel. Aujourd’­hui, il va beau­coup mieux. “J’ai encore un petit peu de mal à res­pi­rer, mais ça va, je m’en sors.” Il a les yeux désor­mais rivés vers son café, qui n’a pas ser­vi une bière à un client depuis trop long­temps.

Et il y a son pro­jet de micro-bras­se­rie, dans la cui­sine du DIY, qui prend du retard avec tout ça… Mais John ne va pas com­men­cer à se lamen­ter, ce n’est pas son genre. Au lieu de ça, il s’est mis à cher­cher des solu­tions. “Avant le confi­ne­ment, on avait trois col­labs de pré­vues avec des bras­se­ries.” Et pas n’im­porte les­quelles, s’il vous plait : Bel­le­naert à Bailleul, Pays-Fla­mand à Bla­rin­ghem, et Le Baron à Gus­si­gnies.

Trois bras­se­ries pour trois bières aux noms musi­caux. “Elles portent le nom d’al­bums”, pré­cise John. Là aus­si, on a du lourd : la Never­mind a été bras­sée chez Bel­le­naert, la Chro­nic sort des cuves du Baron, et la Kid A a été bras­sée au pays Fla­mand. Les bières, en fut, attendent sage­ment que le bar ait le droit de rou­vrir. Mais John a pour idée de les pro­po­ser à la bou­teille à qui veut pen­dant le confi­ne­ment.

J’ai rap­pe­lé les trois bras­se­ries une fois que j’a­vais repris des forces. Elles ont toutes été par­tantes pour refaire des bras­sins.” Les bières embou­teillées seront pro­po­sées comme contre­par­ties à une cam­pagne de finan­ce­ment par­ti­ci­pa­tif que John vient de lan­cer. Du lot de sti­ckers à 9 euros à la giga teuf à 1200 euros en pas­sant par les packs de bière allant de 25 à 99 euros, John a tenu à pro­po­ser des contre­par­ties pour tous les styles et tous les por­te­mon­naies. “Si j’ar­rive à atteindre mes objec­tifs, ça me per­met­trait de repar­tir sans trop de dif­fi­cul­té quand on aura l’au­to­ri­sa­tion de rou­vrir.

Les bras­sins vont donc se tenir dans les jour qui viennent, et une fois que la fer­men­ta­tion aura fait sa belle œuvre, John pour­ra com­men­cer à pen­ser à dis­tri­buer ses contre­par­ties. Pre­mières livrai­sons pré­vues pour le mois de juin.

Si ça vous inté­resse de par­ti­ci­per à sau­ver le DIY, on vous met le lien vers le Kiss­kiss­Bank­bank. Et le Do It est aus­si sur Face­book et Ins­ta.