Marcel, le resto de Damien Laforce, ouvrira rue de la Monnaie en septembre

Dans Food Porn, Lille
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On aime bien donner des bonnes nouvelles, par les temps qui courent. Celle-là, on l’attendait depuis un petit bout de temps : Damien Laforce, qui a fait ses armes au Sébasto’ et chez Florent Ladeyn, va ouvrir son resto en septembre.

Si le coronavirus n’avait pas décidé de faire un stop longue durée en Europe, on aurait certainement déjà goûté à la cuisine de Damien Laforce, rue de la Monnaie. Mais bon, voilà. “Dans un sens j’ai eu de la chance de n’avoir pas ouvert le restaurant avant le confinement, philosophe le cuistot. Je ne sais pas si j’y aurais survécu.” Il faudra donc patienter encore tout l’été avant de découvrir ce qu’il nous mijote depuis maintenant plus d’un an.

Mais l’attente devrait valoir le coup. Parce que ce que Damien Laforce a imaginé pour son premier resto rien qu’à lui, c’est un concept mouvant, évolutif, mitonné à la sauce locale et flamande. Imaginez un endroit divisé en trois parties. “A l’entrée, il y aura un comptoir gourmand, d’une vingtaine de places sur des mange-debout. On pourra y manger tôt ou très tard, il sera ouvert sur une très grande amplitude.” Là, on y dégustera des petits plats à 10-12 euros, qui varient selon les arrivages et les saisons.

Guinguette-buvette

Damien Laforce poursuit la visite guidée. “Un peu plus en profondeur, il y aura une partie assise. On proposera des envois à partager, toujours dans cette ambiance guinguette-buvette. De toute façon ce sera un lieu pour faire la fête.” Le midi, on y mangera des formules au prix raisonnable, avec une carte réduite qui elle aussi changera tout le temps. “Ce ne sera jamais prédéfini, on fera en fonction des maraîchers et des petits producteurs.

Le lieu comportera un étage, dédié à une partie plus intimiste. “Ce sera une table d’hôtes, avec 10-12 couverts. On l’ouvrira uniquement le soir, et je proposerai un tour des Flandres dans l’assiette.” Une table où on vient passer la soirée en compagnie d’autres gens, avec plusieurs services, et une carte de vins sélectionnée avec soin. “Je veux qu’on prouve qu’une autre manière de consommer est possible.

Voilà, il n’y a plus qu’à attendre. “Mais c’est très bien, septembre est ma période préférée, puisqu’elle démarre la saison de mes deux passions : la cueillette et la chasse. On pourra servir le gibier chassé au restaurant.” Et pour ce qui est de la cueillette, il confie avoir déjà bien commencé l’empilement de conserves avec ce qu’il a déjà ramassé lors de ses promenades avec Marcel. Oui, son resto portera le nom de son chien, un braque qui aime autant que son maître la nature et la Flandre.